20 juin 2007
Victoire?
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17 juin 2007
RESULTATS SUR LA CARTE DE FRANCE
LES 100 RESULTATS QUI COMPTENT
| ACCOYER | Bernard | GORCE | Gaëtan | ||
| ALLIOT-MARIE | Michèle | GOULARD | François | ||
| AOUNIT | Mouloud | GREMETZ | Maxime | ||
| AYRAULT | Jean-Marc | HIDALGO | Anne | ||
| BACHELOT | Roselyne | HOLLANDE | François | ||
| BAROIN | François | JEGO | Yves | ||
| BARTOLONE | Claude | JULIA | Didier | ||
| BAS | Philippe | JUPPE | Alain | ||
| BATHO | Delphine | KLARSFELD | Arno | ||
| BAYROU | François | KOSCIUSKO-MORIZET | Nathalie | ||
| BEGAG | Azouz | LAGARDE | Jean-Christophe | ||
| BEREGOVOY | Jean-Michel | LALANNE | Francis | ||
| BERTRAND | Xavier | LANG | Jack | ||
| BIANCO | Jean-Louis | LE GUEN | Jean-Marie | ||
| BORLOO | Jean-Louis | LE MAIRE | Bruno | ||
| BOURAS | Djamel | LE PEN | Marine | ||
| BOUTIH | Malek | LE ROUX | Bruno | ||
| BOUTIN | Christine | LEROY | Maurice | ||
| BRAOUEZEC | Patrick | LIPIETZ | Alain | ||
| BRARD | Jean-Pierre | MAMERE | Noël | ||
| BRUGUIERE | Jean-Louis | MEGRET | Bruno | ||
| BUFFET | Marie-George | MEHAIGNERIE | Pierre | ||
| CAMBADELIS | Jean-Christophe | MELLICK | Jacques | ||
| CARIGNON | Alain | MONTEBOURG | Arnaud | ||
| CAVADA | Jean-Marie | MORIN | Hervé | ||
| CECCALDI-RAYNAUD | Joëlle | MOSCOVICI | Pierre | ||
| CHEVENEMENT | Jean-Pierre | MOUDENC | Jean-Luc | ||
| COCHET | Yves | NEKKAZ | Rachid | ||
| COPE | Jean-François | NIHOUS | Frédéric | ||
| DE COURSON | Charles | OLLIER | Patrick | ||
| DE PANAFIEU | Françoise | OTOKORE | Safia | ||
| DE SANS NICOLAS | Fabien | PECRESSE | Valérie | ||
| DE SARNEZ | Marielle | PEILLON | Vincent | ||
| DELEBARRE | Michel | PERBEN | Dominique | ||
| DESTOT | Michel | QUEYRANNE | Jean-Jack | ||
| DEVEDJIAN | Patrick | RAOULT | Eric | ||
| DONNEDIEU DE VABRES | Renaud | ROMERO | Jean-Luc | ||
| DOSIERE | René | SANTINI | André | ||
| DRAY | Julien | SARRE | Georges | ||
| DUPONT | Jean-Pierre | SAUVADET | François | ||
| DUPONT-AIGNAN | Nicolas | STRAUSS-KAHN | Dominique | ||
| EMMANUELLI | Henri | TIBERI | Jean | ||
| ESTROSI | Christian | VALLAUD-BELKACEM | Najat | ||
| FABIUS | Laurent | VALLS | Manuel | ||
| FILIPPETTI | Aurélie | VANNESTE | Christian | ||
| FILLIAS | Edouard | VASSEUR | Véronique | ||
| FILLON | François | VAUZELLE | Michel | ||
| GAYMARD | Hervé | WAECHTER | Antoine | ||
| GISCARD D'ESTAING | Louis | WAUQUIEZ | Laurent | ||
| GOLLNISCH | Bruno | WOERTH | Eric |
la contre vague rose
AFP, 17/06/2007 21:51
| Législatives: victoire de l'UMP sans la vague bleue annoncée |

L'Assemblée nationale à Paris
© AFP - Joël Saget
L'UMP a remporté dimanche la majorité absolue aux élections législatives, selon les sondeurs, mais sa victoire n'est pas la vague bleue annoncée, les Français ayant, à participation quasi égale, fortement corrigé la tendance du premier tour au profit du PS.
L'UMP obtiendrait à elle seule de 314 à 328 sièges sur les 577 de l'Assemblée, soit plusieurs dizaines de moins que ses 359 sortants.
Le PS conforte son rôle de principal opposant. Il sera mieux représenté dans une Assemblée plus bipolarisée que jamais, avec 206 à 212 élus contre 149 en 2002.
Dans la lignée du premier tour, où 109 députés de droite avaient été élus ou réélus contre un seul de gauche, tous les sondages promettaient une facile victoire au camp présidentiel, annonçant une vague bleue pouvant aller jusqu'à 501 élus.
Sur le seul second tour, gauche et droite devraient faire jeu égal en termes d'élus.

Alain Juppé le 17 juin 2007 à Bordeaux
© AFP - Pierre Andrieu
Signe de ce retournement de tendance, Alain Juppé, le numéro deux du gouvernement, qui affrontait un ballottage incertain, a été battu dans sa 2e circonscription de Gironde.
La participation n'a pratiquement pas varié entre les deux tours, l'abstention restant très élevée dimanche avec de 39,5% à 40,2%, selon les instituts, ce qui pourrait se traduire par un record de la Ve République pour un tel scrutin.
Le résultat final est en-deçà des attentes du duo exécutif Sarkozy-Fillon, qui avaient tous deux souhaité une majorité pléthorique pour mener à bien la "rupture" promise pendant la campagne présidentielle. C'est toutefois la première fois depuis près de 30 ans qu'une majorité parlementaire sortante est reconduite.
Le Premier ministre François Fillon a salué "un choix clair et cohérent". Xavier Bertrand, ministre du Travail, a lui affirmé que "l'élan est toujours là".
La finaliste PS de la présidentielle, Ségolène Royal, a salué l'émergence d'une "vraie force d'opposition constructive", en évoquant "une prise de conscience" des Français.
Le patron du PS, François Hollande, s'est lui félicité que le second tour ait "corrigé la tendance de ce qui s'était dessiné au premier tour".
Avec entre 15 et 19 élus, le PCF ne devrait pas pouvoir conserver son groupe parlementaire (20 députés requis), sauf à trouver de nouveaux partenaires.
Les Verts pourraient gagner un quatrième siège.
Le Nouveau Centre -anciens UDF ralliés à M. Sarkozy- obtiendrait de 19 à 22 élus.
François Bayrou a été largement réélu dans les Pyrénées-Atlantiques. Au moins deux autres candidats MoDem sont élus.
Marine Le Pen, seule rescapée du FN au second tour, a été battue dans le Pas-de-Calais face au sortant socialiste.
En grande difficulté au soir du premier tour, Arnaud Montebourg (PS) est finalement élu d'extrême justesse en Saône-et-Loire.
Les trois autres ministres en lice -Christine Boutin, Michèle Alliot-Marie et Roselyne Bachelot- abordaient le second tour en ballottage très favorable.
Le dernier exemple d'une correction importante entre deux tours aux législatives remonte à 1978, où la victoire qui paraissait acquise à la gauche après le 1er tour était finalement allée à la droite.
En position défensive depuis leur défaite à la présidentielle, les socialistes ont trouvé un angle d'attaque inespéré ces derniers jours avec les annonces contradictoires sur une "TVA sociale", qui ont plongé le gouvernement dans l'embarras. Le PS a diffusé cette semaine des tracts appelant les électeurs à "voter contre la TVA à 24,6%".

Ségolène Royal à Melle le 17 juin 2007
© AFP - Alain Jocard
La polémique a été lancée au soir du 1er tour par Laurent Fabius, aidé bien involontairement par le ministre de l'Economie Jean-Louis Borloo, qui avait concédé qu'une hausse de la TVA était un scénario envisagé parmi d'autres.
La gauche, qui n'espérait même pas une cohabitation, avait également axé sa campagne sur la nécessité d'éviter une trop grande concentration des pouvoirs, et appelé les abstentionnistes au sursaut.
Plusieurs enquêtes indiquaient que les Français ne souhaitaient pas une majorité trop forte pour la seule UMP. Seuls un quart d'entre eux souhaitaient voir se constituer une majorité absolue de droite, selon un sondage LH2 paru mardi dans Libération.
Le chef de l'Etat n'en dispose pas moins d'une majorité solide, qui pourra mettre en oeuvre son programme.
La nouvelle Assemblée siégera tout juillet en session extraordinaire pour voter les principaux textes déjà annoncés: paquet fiscal et économique, durcissement des peines pour les mineurs récidivistes et instauration de peines plancher, réforme de l'université.
Le président et son Premier ministre vont également s'atteler à compléter le gouvernement. Une dizaine de secrétaires d'Etat pourraient y faire leur entrée dès cette semaine.
Klarsfeld battu
L'avocat vedette Arno Klarsfeld (UMP, 44,1%) a été battu par Sandrine Mazetier (PS, 55,9%), dans la 8e circonscription de Paris (partie du 12 arrondissement) qui bascule à gauche pour la première fois depuis 1958, selon les résultats diffusés à 21H45 par la mairie de Paris.
Victoire
Victoire! Limitée mais le gouvernement sait à quoi s'en tenir. L'arrogance et le déferlement de haine de Fillon envers la gauche, la méthode du"inutile de voter", la politique du passage en force ont remis les choses en place. Les français ont fait preuve de cohérence mais aussi de sagesse en confirmant l'élection présidentielle mais en mettant sous surveillance le travail présidentialo-gouvernemental. Juppé battu, le gouvernement sera remanié. Pas de place pour quelqu'un qui a été condamné par la justice. Aujourd'hui, le PS est gagnant à presque tous les niveaux ( vu que la majorité est de droite). Le nombre de députés socialistes augmente. Le premier secrétaire peut rester et choisir le moment de son départ, la rénovation peut avoir lieu en toute séreinité. La gauche est toujours là et ne s'est pas effondrée comme l'avaient prédit les ministres. La candidate est créditée d'une crédibilité sans précédent. On peut enfin préparer les élections présidentielles de 2012 pour la VICTOIRE DE LA GAUCHE.
29 mai 2007
Avec qui doit-on s'allier ? par Henry Rey
drien 06 : Quel est le véritable programme des socialistes pour
les législatives ? En quoi se différencie-t-il du Pacte présidentiel de Mme
Royal ?
Henri Rey : C'est bien difficile de faire deux programmes différents alors que les deux élections sont aussi rapprochées. En fait, certaines mesures proposées par Ségolène Royal ne figurent plus dans les propositions du PS, notamment pour le premier contrat de travail qu'elle avait esquissé. Mais les principales propositions restent évidemment les mêmes
Henri Rey : Forcément après. Le PS est entré en campagne pour les législatives, et est donc conduit à adopter autant qu'il le peut une unité de façade et à tenter d'obtenir le maximum de circonscriptions dans le cadre de ces élections. Les débats de fond concernant la rénovation, dont le contenu est encore bien indécis, seront nécessairement situés après ces élections, qui sont toutes proches.
charles : Qui est le plus à même de conduire la campagne ?
Henri Rey : Il s'agit d'une campagne particulière, car ces élections se déroulent dans 577 circonscriptions. Il y a à la fois une campagne nationale et des campagnes conduites dans chacune de ces circonscriptions. La campagne nationale est une campagne de partis dans laquelle les principales figures dirigeantes, y compris Mme Royal, sont conduites à apporter leur contribution. Sans qu'il y ait focalisation sur une personnalité unique, comme dans le cas de l'élection présidentielle. Le PS a intérêt à inclure dans cette campagne celle qui a eu le capital de popularité le plus élevé dans la dernière période, Ségolène Royal.
CyrilDG : Pensez-vous que les actuelles dissentions au PS pourraient constituer un véritable frein aux prétentions socialistes pour les législatives ? Vont-ils arriver à cesser du moins en apparence les luttes internes ?
Henri Rey : C'est évident qu'à la suite d'un échec aussi important, 3e échec consécutif à une présidentielle, il y a de fortes interrogations, des divergences manifestes qui ont commencé à s'exprimer dès le soir de l'élection. Et peut-être même de façon plus sourde dans le cours même de la campagne.
Ces divergences sont relativement connues : conflits sur des orientations, conflits entre personnalités, courants ou tendances du parti. Mais il n'y a pas de temps et pas de lieu politiques jusqu'à la fin des élections législatives pour mener d'une façon approfondie un débat et pour arbitrer entre les divergences internes au PS. Cela se fera donc nécessairement après.
Bouda : Quel est le mal principal dont souffre le PS à quelques semaines des législatives ?
Henri Rey : Il est difficile de réduire à une seule dimension les difficultés rencontrées par ce parti.
Il y a d'abord un problème manifeste de leadership. Depuis 2002, il n'y a pas eu véritablement de leadership exercé à la tête du PS, même si celui-ci a été, pendant cette période, dirigé. Et cet état de fait a conduit à la procédure, originale, des primaires pour la désignation d'un candidat à l'élection présidentielle. Procédure originale et en même temps, d'une certaine manière, aveu de faiblesse, reconnaissance de l'absence d'un leadership clair à la tête du parti.
C'est aussi une faiblesse structurelle rencontrée par le PS sur le plan électoral. Traditionnellement, le PS pouvait compter sur deux piliers principaux qui lui apportaient leur soutien au cours des consultations électorales : d'une part les classes populaires, que, depuis le début des années 1980, il avait réussi à rallier de façon importante, y compris en s'appuyant sur le ralliement des anciens électeurs communistes ; et, d'autre part, les couches moyennes salariées, urbanisées, très sensibles aux valeurs de permissivité et de modernité incarnées par le PS dans sa phase de conquête du pouvoir.
Mais depuis 1993, l'appui populaire au PS est devenu irrégulier, inconstant, et constitue donc pour lui une source de fragilité dans les principales consultations électorales. Quant aux couches moyennes salariées, elles-mêmes continuent, certes, à appuyer de façon importante le PS, mais elles sont en même temps sensibles aux valeurs développées, dans le cadre notamment de cette élection, par la droite autour des notions d'autorité, d'ordre. Et une partie d'entre elles ne s'identifie plus aux valeurs traditionnelles du libéralisme culturel.
Troisièmement, sur le plan programmatique, le PS ne s'est pas montré convaincant dans la dimension économique et sociale de ses propositions. De ce point de vue, en ce qui concerne le financement des retraites, les moyens d'obtenir une amélioration du pouvoir d'achat, par exemple, il s'est montré moins convaincant que n'a pu l'être, dans cette élection présidentielle, le candidat de l'UMP.
