19 avril 2009
Redécoupage électoral: "le déséquilibre est manifeste"
14 avril 2009 Martine Aubry a évoqué, le 14 avril, devant la presse, le projet de redécoupage électoral mené par le secrétaire d'Etat aux collectivités territoriales, Alain Marleix. Selon la Première secrétaire du PS, "le redécoupage est rendu nécessaire par l'évolution démographique", mais "sur 33 suppressions prévues, 23 circonscriptions sont de gauche et 10 de droite et sur 33 créations, 9 sont en faveur de la gauche et 24 en faveur de la droite. Cela représente une différence de 28 circonscriptions en faveur de la droite. Le déséquilibre est manifeste."
Le chômage grimpe et le gouvernement s’enfonce !
Après 90 000 en janvier, ce sont près de 80 000 chômeurs de plus qui ont été annoncés pour le mois de février 2009. A ce rythme c’est le cap du million de chômeurs supplémentaires qui sera atteint à la fin de l’année, que Laurent Wauquiez le croie ou non.
Cette nouvelle percée du chômage touche plus particulièrement les jeunes. L’absence totale de politique de l’emploi en direction des premières victimes de la crise a des conséquences ravageuses et le gouvernement fait semblant de découvrir le problème en mettant en place tardivement une "réflexion" sur l’emploi des jeunes.
Entre stigmatisation des chômeurs et mesurettes sous financées comme le RSA, le gouvernement passe systématiquement à coté de la priorité : protéger l’emploi en France et lutter efficacement contre le chômage.
Les pistes avancées sont au mieux inefficaces, au pire dangereuses !
Le « travailler plus pour gagner plus » a montré ses limites et l’exonération des heures supplémentaires avec. Il s’agit d’une mesure coûteuse, sans retour sur investissement pour l’Etat et sans aucun effet positif sur l’emploi.
La promotion de l’emploi des seniors relève de l’hypocrisie quand les entreprises persistent à pousser en priorité vers la sortie les salariés les plus âgés. En effet, cela revient à pousser les retraités à travailler pour compléter une pension insuffisante.
Quant au chômage partiel, il ne fait en réalité que retarder l’échéance des licenciements économiques. Il est donc nécessaire d’offrir des perspectives de formation pour donner à chacun la possibilité de rebondir. De plus, si cela représente une forme de réduction de temps de travail, il ne saurait remplacer un véritable dispositif de partage du travail, seul à même de protéger l’emploi et d’en créer de nouveaux.
Le Mouvement des Jeunes Socialistes considère en effet que la réduction et le réaménagement du temps de travail restent les meilleurs remparts face à une hausse exponentielle du chômage telle qu’elle se dessine aujourd’hui.
27 avril 2008
ce qu'il faut retenir...
Les points forts de l'intervention de Nicolas Sarkozy
Economie, social, monde... les citations clé du Président commentées par les journalistes, experts et internautes de Rue89.

Cet article "à trois voix" a été rédigé au fur et à mesure de l'interview du Président. Les déclarations les plus récentes apparaissent en tête du texte.
Stratégie gouvernementale
22h13. Cette soirée a un peu été celle du grand mea culpa public. Nicolas Sarkozy a prononcé une dizaine de fois et sur tous les sujets les phrases "J'ai ma part de responsabilité", "j'ai commis des erreurs", "je n'ai pas tout bien fait". Le Président a reconnu des erreurs et est apparu plus sur la défensive. Briguera-t-il un second mandat? Nicolas Sarkozy trouve que dix ans de présidence, c'est trop: "Imaginer s'en prendre pour encore cinq ans après, c'est pas le sujet."
22h05. Rupture de thématique (conclusion de l'exercice): le thème du couple exécutif. "J'assume, il y a eu des couacs", "j'aurais dû sanctionner": message très fort aux ministres. "C'est moi le patron" et vos sièges sont des strapontins! L'exemple des OGM est utilisé pour témoigner de la nécessaire omniprésence! Puis, "je sais où je vais": la fin du quinquennat. Il annonce que ce sera l'heure du bilan, donc il laisse ouverte l'hypothèse de sa candidature, pour créer les conditions de l'évaluation de sa politique. Il annonce enfin symboliquement, à propos de la médiatisation de sa vie privée, la rupture de sa stratégie de communication. Il conclut en donnant "du temps au temps", presque mitterrandien! (Jean-Philippe Roy)
22h02. "J'essaie de faire mon travail le mieux possible, j'y consacre un temps infini... (silence) Mon rendez-vous c'est la fin de mon quinquennat. Il faudra que je fasse le bilan. J'ai une décision à prendre toutes les dix minutes." PPDA: "Votre vie privée a eu des conséquences? Réponse de l'intéressé: "On en a beaucoup parlé... Sans doute ai-je une part de responsabilité, c'est une bonne raison de ne pas en parler ce soir."
22h00. "Y'a eu des couacs [dans la communication du gouvernement, ndlr]. Certains m'ont fait le reproche de ne pas sanctionner ces couacs. Ce n'est pas une question de gentillesse, mais j'ai voulu être tolérant. Je pense que j'ai fait une erreur et que ça ne se reproduira plus." La promotion de Xavier Bertrand à l'UMP, ça introduit de la concurrence avec le Premier ministre? "Un garçon de très grande qualité. L'UMP gagnerait a une plus grande diversité, à utiliser les talents, Xavier en fait partie."
Politique étrangère
21h59. Nicolas Sarkozy reprend une stratégie de justification sur Ingrid Bétancourt. Puis Hervouet aborde le problème des moyens mis en œuvre, évoquant le cas de Marchiani, condamné alors qu'il était à l'origine de la libération des otages du Liban, il y a vingt ans. Nicolas Sarkozy annonce qu'il entend assumer le droit de grâce individuel. Retour de la posture pragmatique! (Jean-Philippe Roy)
21h58. Et si le tapage médiatique avait été négatif pour Ingrid Betancourt? "Mais... je me suis battu! Peut-être pas bien mais on a eu la preuve de vie et on a eu les six libérations!" Nicolas Sarkozy ajoute que ces ex-otages savent à qui ils doivent leur libération. A lui et à Chavez. La libération de la franco-colombienne reste une priorité: "Je ne dis pas qu'on a tout fait bien mais on y arrivera."
21h51. "Enfin quand même!" Nicolas Sarkozy est indigné lorsque Vincent Hervoüet lui demande s'il parlera au Hamas. La réponse est "non". "Et je ne parlerai pas au président iranien" qui souhaite rayer Israël de la carte du monde.
21h48. Autre sujet: l'Afghanistan. Pourquoi avoir envoyé de nouveaux renforts (700 soldats supplémentaires)? Etes-vous prêts à discuter avec les Talibans? Avec un long développement sur "la femme qu'on a amputée d'une main parce qu'elle avait mis du vernis à ongles" et les "millions de jeunes filles qu'on empêche d'aller à l'école", la sanction tombe:
"Nous ne discuterons pas avec ces 'moyenâgeux'."
David Pujadas lui rappelle alors qu'il y a un an, le candidat Sarkozy s'était engagé à un retrait de l'Afghanistan, arguant à l'époque que dans l'histoire, aucune guerre n'avait jamais été gagnée en terrain étranger sans soutien de la population. Il a bonne mémoire, cela se passait le 26 avril 2007 (voirla vidéo):
"La présence à long terme des troupes françaises à cet endroit du monde ne me semble pas décisive. [...] D'ailleurs le président de la République a pris la décision de rapatrier nos forces spéciales et un certain nombre d'éléments, c'est une politique que je poursuivrai. Et de toute manière si vous regardez l'histoire du monde, aucune armée étrangère n'a réussi dans un pays qui n'était pas le sien. Aucune, [...] quelle que soit l'époque, quel que soit le lieu."
Réponse du chef des Armées, à quatre reprises: "Ce n'est pas une guerre, nous sommes aux côtés des Afghans."
21h45. S'il est président de la République au moment de l'éventuelle adhésion de la Turquie à l'Union européenne,
Nicolas Sarkozy convoquera un référendum. Une précision utile alors que
le projet de loi constitutionnelle, adopté mercredi en Conseil des
ministres, ne ferait plus de l'organisation d'un référendum pour toute
ratification d'un traité relatif à l'adhésion d'un Etat à l'UE une
obligation constitutionnelle.
21h42. Nicolas Sarkozy veut que la France reste le pays des droits de l'homme. Et c'est pourquoi il tient tant à ses bons rapports avec la Chine: "La Chine est un pays immense et a un droit de véto au Conseil de sécurité. Ce n'est pas une affaire de contrats." Plus fort: "La Chine aide le monde au Darfour, la Chine aide le monde en discutant avec l'Iran sur le dossier nucléaire." Le Président s'adressant aux Français, l'heure est à la pédagogie: "Les Français doivent savoir que le dalaï lama ne demande pas l'indépendance du Tibet et le boycott des Jeux." Le Président s'est donné une mission: renouer le dialogue entre le dalaï lama et le gouvernement chinois. Il a quatre mois. En face, Vincent Hervoüet a l'air sceptique: pourquoi la France? "Parce que si la France ne le fait pas, qui le fera?"
21h40. Début de la séquence internationale avec Vincent Hervouët (LCI) qui, tout de suite, attaque par la Chine et le conflit du Tibet. Réplique de Nicolas Sarkozy: "J'ai parlé avec le dalaï-lama et ses collaborateurs." "Directement?" Confirmation du Président: "Oui. Qu'est-ce qu'on essaie de faire? De créer les conditions d'un dialogue entre la Chine et le dalaï-lama." Sur la cérémonie d'ouverture des JO, le Président joue la prudence, refusant de préciser si il y assistera ou non.
Questions de société
21h37. "Ce qui est arrivé à la Société Générale est proprement stupéfiant. Qu'un seul puisse faire ça... et qu'on n'en tire aucune conclusion..." PPDA: "Cela vous gêne que Daniel Bouton n'ait pas démissionné?" Sarkozy: "C'est pas lui. Mais quand on a des salaires de cette nature et qu'on fait des erreurs de cette nature, il faut en tirer les conclusions."
21h34. Sur les OGM, le Président ne veut pas mollir: "Je ne trahirai ni l'esprit, ni la lettre du Grenelle de l'environnement."
21h31. Cadrage sur les retraites: les 41 ans on y va. Puis affirmation: je suis là et je continue, je ne cède pas devant les revendication catégorielles. Il s'agit d'un principe d'intérêt général. Il se met en posture de dire cet intérêt général. Idem sur les OGM et sur le principe de précaution. "La sécurité sanitaire c'est la responsabilité d'un Chef de l'Etat." C'est un message symbolique. (Jean-Philippe Roy)
21h30. Yves Calvi le titille sur la laïcité et sa déclaration (au Vatican) sur l'instituteur qui ne sera jamais remplacé par le curé... Il répond:
"L'instituteur est là pour former le citoyen, enseigner des matières, le pasteur, le curé, le rabin, qui vous voulez, essaye de donner du sens à la vie."
Yves Calvi remarque: donc ceux qui ne fréquentent pas le pasteur, le curé, le rabin et Calvi ajoute "l'imam", n'accèdent pas à cet enseignement du sens de la vie... C'est leur choix, répond Sarkozy.
21h27. Sur l'Education nationale, Nicolas Sarkozy est inflexible. Trop de profs, trop d'options, trop d'"élèves fichus" à la sortie de l'école primaire. Bref, une politique qui coûte cher ("le premier budget de la Nation!") pour rien. "Je ne vais pas la continuer." Quant aux lycées qui manifestent, le Président a son idée très personnelle sur le sujet: "Quand on est jeune, on est forcément inquiet." On est loin des tilleuls verts sur la promenade.

21h25 Pour les lycées, "y'a des tas d'options où personne ne va". C'est, une fois de plus, du grand n'importe quoi. Quand personne ne va dans une option, elle est supprimée, c'est simple. Il ne faut pas confondre avec "le gouvernement supprime des options" sous le prétexte que personne n'y va...(Bernard du Nord, riverain de Rue89)
21h25.Après avoir parlé des nombreuses oppositions syndicales actuelles, Nicolas Sarkoy conclut: "En France, il y a toujours quelqu'un qui n'est pas content." Une manière d'expliquer que les manifestants, lycéens notamment, pourront être nombreux, il appliquera tout de même les réformes qu'il entend mener.
21h23. Yves Calvi s'accroche à sa question. Pour la troisième fois, le journaliste demande: "Y aura-t-il des suppressions de postes à l'Education nationale d'ici 2009?" Le Président, qui a jusque-là esquivé la réponse, finit par lâcher: "On maintient les réformes qui permettront les réductions de postes."
21h19.
Calvi: "Vous ne renoncerez pas à ces suppressions de postes, c'est ce
que vous dites aux lycéens ce soir?" Sarkozy: "Je ne suis pas un
idéologue. La Nation a fait un effort considérable pour l'Education
nationale. C'est pas en mettant toujours plus de profs qu'on règlera
les problèmes." Pujadas: "Les suppressions de postes prévues pour 2009
seront maintenues?" Sarkozy: "Ce ne sont pas des objectifs simplement
comptables. Nous avons dans le primaire des enfants qui travaillent 26
heures par semaine, le plus élevé d'Europe. On va passer à 24 heures.
Les plus faibles auront des petits cours de soutien. Autre exemple: y'a
des tas d'options où personne ne va. Donc, nous allons faire le choix
de la qualité, plus que la quantité."
21h18. Sur le droit de vote des étrangers, Nicolas Sarkozy dit qu'il y est "favorable", mais qu'il n'a "pas la majorité" pour faire passer un tel projet, faisant référence aux nombreux élus UMP qui y sont opposés. Il n'essaiera donc pas de faire appliquer cette idée qui date de l'époque où il était ministre de l'Intérieur. Il l'avait d'ailleurs retirée in extremis de son programme présidentiel, sachant qu'il n'arriverait pas à la faire passer.
21h16.Yves Calvi demande si la fiche de paye ne vaut pas titre de séjour. Réponse choquante de Sarkozy: "Non! On ne devient pas français parce qu'on travaille dans la cuisine d'un restaurant, aussi sympathique soit-il. Il faut parler français, signer un contrat d'intégration". Il confond ici l'obtention de la nationalité avec celle d'un simple titre de séjour régulier... S'emmêle-t-il les pinceaux ou fait-il exprès de confondre régularisation d'un étranger et naturalisation française, pour créer un climat de peur?
21h13. Citer Michel Rocard, c'est bien. Le citer sans le tronquer, c'est mieux: "La France ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part."
21h11. "Il y a 22% de chômeurs parmi les immigrés réguliers. Qu'on ne vienne pas me faire croire qu'on est obligé d'aller chercher un malheureux clandestin" pour travailler. "La régularisation globale, c'est la catastrophe" car "cela créée un appel d'air qui profite à qui, M. Calvi, aux trafiquants!" Calvi insiste: "Ils payent des impôts, ils se lèvent tôt pour aller travailler." Réponse de Sarkozy: "Brice Hortefeux va examiner les dossiers au cas par cas." Quant au sort des 800 sans papiers qui demandent une régularisation, il répond: "Je ne suis pas un roi, moi. Il y a une loi (...) il faut laisser les préfets voir point par point."
Economie
21h08. "Je ne peux pas faire tout, tout de suite." Si Nicolas Sarkozy comprend "l'impatience des Français", il demande du temps: il ne peut pas tout faire "en huit mois". Il répond ainsi à la déception croissante des Français illustrée par des études d'opinion toujours plus mauvaises, et conserve sa ligne de défense en demandant à ce que son bilan ne soit fait qu'à la fin du quinquennat.
21h07. Sur le couac Carte familles nombreuses de la SNCF, Nicolas Sarkozy assume: "On a commis une erreur et je la prends à mon compte." Erreur reconnue, erreur réparée. Au passage, le Président salue le "travail des cheminots" et le "bénéfice de 1 milliard d'euros, bravo!" Le message est limpide: c'est à l'Etat de financer la politique familiale du pays.
21h06. "Toutes ces réformes se tiennent, elles se complètent et ça forme un ensemble cohérent." Conclusion de la partie économique de l'entretien.
21h05. "Il y a 500000 offres d'emplois qui ne sont pas satisfaites aujourd'hui avec 1,9 million de chômeurs." Nicolas Sarkozy justifie le projet de sanction des chômeurs qui refusent deux offres d'emplois répondant à leurs aspirations salariales et à leur niveau de qualifications. Oui mais avec "70% du salaire" et "à moins d'une heure" du domicile, précise David Pujadas.

21h01. Hommage aux syndicats. Ça y est,
l'affirmation d'une attention particulière au syndicats est faite. Puis
la sanction pour le chômeur qui refuse un emploi est présentée comme la
sanction d'une faute morale, c'est un processus de victimisation du
chômeur qui refuse. Autrement dit, pour être un "bon citoyen" il faut
être un travailleur.
La logique est même appliquée aux séniors: être à la retraite peut être
une situation à observer, voir à juger du point de vue citoyen. (Jean-Philippe Roy)
20h59. Le RSA sera en bonne partie financé par un "redéploiement" de la prime pour l'emploi, a-t-il précisé... donc par les plus modestes des ménages imposables. (Marie7777, riverain de Rue89)
20h58. Le RSA (Revenu de solidarité active), qui ne concerne aujourd'hui que 40 départements, "c'est une très bonne idée". Nicolas Sarkozy veut sa généralisation "rapide", il a, "avec François Fillon", fait "entrer Martin Hirsch au gouvernement" pour le faire. La généralisation, ce sera "pour l'année prochaine", mais: "Il y deux ou trois sujets qu'il faut que j'arbitre." "Le RSA se fera, il se fera en en maîtrisant les coûts", martèle-t-il. Et de chiffrer la mesure: "On va tourner autour de un milliard, un milliard et demi." Martin Hirsch a dit, lui, avoir besoin de deux ou trois milliards d'euros, mettant sa démission dans la balance.
20h57. "Sur le paquet fiscal, d'ailleurs c'est un très mauvais nom, nous avons fait une erreur de communication totale." La communication ne s'est visiblement pas améliorée: Nicolas Sarkozy a du mal à expliquer en quoi sa première grande loi économique n'a pas favorisé les plus aisés. Par exemple, il ne comprend pas que l'on puisse critiquer les 3,5 milliards d'euros distribués aux héritiers (l'exonération touche les héritages jusqu'à 150000 euros, contre 50000 précédemment). Il peut pourtant sembler paradoxal de vouloir "réhabiliter la valeur travail" et de commencer par favoriser l'acquisition du capital par l'héritage...
20h53. Le Président "n'explique" plus, il "affirme". Nicolas Sarkozy assimile la résorption du chômage et l'augmentation du pouvoir d'achat. Stratégie intéressante, car il associe l'augmentation du pouvoir d'achat à celle de la masse des "travailleurs", c'est-à-dire la répartition du travail. On est proche d'un raisonnement de répartition du travail (type 35 heures) mais sans les garanties juridiques classiques du droit du travail. Il instrumentalise ensuite le RSA pour illustrer ce message. Il devient un cas typique du nouveau rapport au travail que propose Nicolas Sarkozy: il y a là un message lourd. (Jean-Philippe Roy)
20h51. A travers toutes les annonces sur la participation, la négociation salariale, il introduit un "gros morceau" des politiques à venir: la réforme de la représentation syndicale. Puis premier gap de com', à propos de la justification du "paquet fiscal". L'altercation avec Véronique Auger oblige cette fois-ci Nicolas Sarkozy à "se justifier". La ligne de lisibilité de sa com' est brutalement coupée. (Jean-Philippe Roy)
20h50. Isolé face à trois inquisiteurs, Nicolas Sarkozy la joue: "C'est trop injuste": "Si le chômage augmente, c'est de ma faute! Si le chômage baisse, je n'y suis pour rien."
20h43. Petites notes d'ambiance: La salle des fêtes de l'Elysée
a été aménagée avec une petite tribune où une quinzaine de personnes
ont pris place. Qui sont-ils? Des salariés de l'Elysée. Et pourquoi les
avoir mis là? Le service com' de l'Elysée nous répond: "Et pourquoi
pas?" Au centre, une table en forme de diamant. Détail: Nicolas Sarkozy
a pensé à rajeunir un peu son look en se laissant pousser les pattes
(si, si, regardez bien, elles sont légèrement plus longues qu'avant).
20h41.De toute façon, il y a la pensée sarkozienne, la parole sarkozienne et l'action sarkozienne, 3 entités habitées par leur propre autonomie. Les sondages prouvent qu'une majorité de Français a compris que l'unicité de notre président n'existait pas; il y a peu de chance qu'ils puissent remonter! La communication permet de leurrer les gogos durant un certain temps, mais il arrive un moment où cela ne marche plus. Je crois que nous y sommes, et l'embauche -avec nos impôts- de plusieurs communicants ne changera rien! Peut être n'ont-ils pas compris que la pub peut toujours faciliter la vente d'un produit (ici un président) mais ne permet pas ensuite de faire fonctionner un produit de mauvaise qualité (sauf à le rappeler en usine pour une mise à niveau)... On parle beaucoup des promesses: "Ce que j'ai dit je le ferai." J'aimerai aussi qu'on nous fasse la liste des "ce que je n'ai pas dit, et que je fais". Surement fort intéressant :-) La question est surtout: comment en sort on??? ("France d'en bas", riverain de Rue89)
20h41. Nicolas Sarkozy écarte le "président du pouvoir d'achat" pour le "président de la réhabilitation du travail". Ainsi, il substitue la cause et l'effet. Il euphémise l'échec patent sur la réalité vécue du pouvoir d'achat pour dire: en fait, la priorité sera la relation de travail, le reste viendra de surcroit. Là aussi, il y a un travail de recadrage du sens de la stratégie politique conduite. C'est la nouvelle ligne de lecture qu'il propose. Deuxième temps important: il renvoie la responsabilité de la hausse des prix sur le secteur économique. En terme clair, c'est parce que le marché et la concurrence ne marchent pas qu'on fait moins bien qu'en Allemagne et ailleurs en Europe. Prenant la défense du consommateur, il poursuit en fait la logique de libéralisation de la concurrence et induit en filigrane la "rupture" en fustigeant les "lois Raffarin et Galland", c'est-à-dire l'ordre ancien chiraquien de droite. (Jean-Philippe Roy)
20h39. "Réduire le débat politique français à la seule question du pouvoir d'achat, c'est absurde", déclarait Nicolas Sarkozy lors de la conférence de presse du 8 janvier, effectuant un virage à 180 degrés avec sa posture de "président du pouvoir d'achat" de la campagne présidentielle. Aujourd'hui, retour aux promesses du candidat et recentrage du discours sur le pouvoir d'achat. Il a bien lu le sondage OpinionWay réalisé pour LCI et publié ce jeudi: 81% des sondés estiment que le Président devrait "traiter en priorité" la question du pouvoir d'achat lors de son intervention télévisée. Mais 35% des personnes interrogées disent qu'elles "n'attendent rien" et 24% ne se prononcent pas, soit près de 60% en tout.
20h36. Ce soir, c'est "Sarkozy expliqué aux Français". Le Président ponctue ses réponses de: "Je ne fuis aucune question", "Je vais m'expliquer."
20h35. Véronique Auger est la première des "novices" à interroger le chef de l'Etat. Pas facile de se retrouver face à Nicolas Sarkozy pour l'ancienne chef du service économie de France2. En 1994, comme le racontent nos amis de Bakchich, l'ancien ministre du Budget n'avait pas aimé un sujet de l'intéressée:
"Selon nos sources, un sujet sur la baisse des impôts qui aurait fortement déplu au ministre du Budget de l'époque, un certain Nicolas Sarkozy, au moment où il présentait le nouveau projet de loi de finances. Quelques coups de fil sarkoziens et une note balladurienne plus tard, la tête de Véronique Auger tombe."
Depuis, Véronique Auger travaille à France3.
20h33. Nicolas Sarkozy évoque le "quadruple choc" subi par l'économie française pendant la première année de son mandat: la crise des subprimes, la hausse des prix de l'énergie, la hausse de l'euro, la hausse des prix des autres matières premières. Il se félicite que la "France résiste plutôt mieux que les autres" et donne comme exemple le chômage, dont le taux est descendu à 7,5%. "Le chômage de longue durée a baissé de 21%, ça prouve qu'on peut y arriver", ajoute-t-il. Ce qu'il ne précise pas, c'est que la baisse du chômage, qui a commencé il y a plusieurs années, répond avant tout à une mécanique démographique, les babyboomers arrivant à l'âge de la retraite. Selon l'Insee, le taux de chômage devrait stagner cette année, alors qu'on s'attendait encore, il y a quelques mois, à la poursuite de sa baisse.
20h31. Nicolas Sarkozy se croit toujours en campagne mais personne ne lui a dit qu'il avait été élu. Les faits le rattrapent et ça il n'y peut rien. Un pseudo débat, pathétique, préparé comme on le sait et qui ne convaincra même pas sa majorité. Le combat du "je veux" contre l'impuissance. Un vrai Don Quichotte. (Dijou, riverain de Rue89)
20h30. "Celui qui ne change pas alors qu'il est président de la République, c'est qu'il n'a pas compris le poids de la mission qui lui est confiée." Voilà une façon d'expliquer en une phrase tous les couacs gouvernementaux de ces dernières semaines, les revirements politiques nombreux.
20h28. Le registre choisi par Nicolas Sarkozy, dès le début, est: "J'explique" et non "J'informe." Tout le problème, maintenant, est de savoir s'il va continuer sur "J'explique ma politique" ou "JE m'explique". Puis très vite, on voit apparaître déjà le registre de la justification: "Tout ça, je m'y attendais" et "J'ai une part de responsabilité". Enfin, il cadre: on le jugera "au bout du mandat". Il s'inscrit dans la durée: c'est la posture de présidentialisation de la com'. Je ne suis pas comme le gouvernement, au charbon dans l'instant; je gouverne dans la durée, ce qui nous donne la force de supporter les événements imprévisibles (hausse du pétrole, etc). Deuxième registre de justification: l'agenda des réformes est maîtrisé, le message est donc: "Rassurez vous, je gouverne!" (Jean-Philippe Roy)
20h25. Interrogé sur sa chute dans les sondages, Nicolas Sarkozy se pose en président responsable, à l'écoute: "Je savais que je ne passerais pas cinq ans à commenter des sondages excellents." Il répète son habituel discours: les réformes, nécessaires, font des mécontents mais "j'ai été élu pour ça".
20h20. Reprenant la critique de Ségolène Royal, David Pujadas questionne Nicolas Sarkozy sur le "choc de confiance qui ne s'est pas produit". Le Président répond qu'il s'y attendait parce que "le monde change". Pour arriver à ses fins, il propose de "compter sur ses propres forces" et de "mettre en oeuvre les changements que les autres n'ont pas fait", ce qui "bouscule les conservatismes".
Notre avenir sacrifié pour des mesures sans lendemain
jeudi 24 avril 2008
Nicolas Sarkozy va d'effets d'annonces en mesures précipitées, et face à cette course à la réforme bâclée, c'est notre avenir qui se trouve compromis. Le gouvernement a fait 15 M d'euros de cadeaux fiscaux aux plus aisés l'été dernier. Les plus modestes, quant à eux, attendent toujours des solutions pour leur pouvoir d'achat, à défaut de cadeaux. Notre génération n'a pas à subir les économies faites notamment sur notre éducation et donc sur notre avenir pour payer les frais de telles mesures de courte vue.
Le Mouvement des Jeunes socialistes constate que le Président de la République refuse de prendre ses responsabilités et essaie de s'en exonérer.
Le Président de la République nous a fait ce soir une démonstration de non sens organisé. N'hésitant pas à dire tout et son contraire, il explique qu'il ne peut pas tout mais quelques minutes après, que c'est à lui de prendre les décisions.
Toute cette intervention télévisée, n'était qu'une longue justification personnelle. Le président n'a pas compris que nous ne lui demandons pas de se justifier personnellement mais de donner du sens à sa fonction, celle de président de tous les français. Plus que 4 ans...
21 avril 2008
plus proche des riches que des pauvres...
Les pauvres paient la facture de la rigueur
Prodigue avec les riches, pingre avec les précaires. Voilà la ligne de conduite budgétaire que semble avoir fixé Nicolas Sarkozy. Après avoir accordé plus de 15 milliards d’euros de réductions fiscales aux ménages les plus aisés, le président de la République accuse les politiques sociales d’être responsables du déficit et de la dette de l’État. Une mauvaise foi affichée qui vise à faire payer aux classes moyennes et populaires les cadeaux accordés à une minorité.
« Notre niveau de dépenses publiques est une anomalie au sein des pays développés », expliquait le président de la République en préambule de son intervention, le 8 avril, à Cahors, sur la réforme de l’administration territoriale de l’État, grand réquisitoire contre la protection sociale à la française. Et pour appuyer ces coups de boutoir, rien de tel que des formules grandiloquentes sur l’avenir des générations futures : « Transmettre à nos enfants la facture de nos dépenses de santé et de retraite, via la dette, alors même que la population française vieillit est profondément immoral. » Un comble pour celui qui, il y a quelques mois, finançait sans scrupule son paquet fiscal sur le dos de ces mêmes enfants.
Toutefois, Nicolas Sarkozy nie toujours concocter un plan de rigueur pour sortir de la crise. « Pas de coup de rabot », martèle-t-il. Il s’apprête pourtant à entailler sévèrement les prestations sociales. Sans parler d’une augmentation brutale et non programmée des tarifs du gaz de 5% qui équivaut à une hausse larvée des prélèvements. Cette hausse cumulée à celle de 4% mise en place en janvier, représente une ponction annuelle moyenne de 80 euros, soit 50% de plus que les fameuses franchises médicales. Une hérésie à l’heure où Gaz de France dégage 2,5 milliards d’euros de bénéfices et un vrai coup de bambou pour le portefeuille des 11 millions de Français qui se chauffent au gaz ou utilisent le gaz pour la cuisson… Comble de cynisme, le titre GDF gagnait plus de 1% sur le marché boursier, quelques dizaines de minutes seulement après l’annonce de l’augmentation des tarifs. Une belle affaire pour les actionnaires.
Autre chapitre du grand livre de la rigueur, les tarifs sociaux de la SNCF. Une belle illustration des incohérences gouvernementales. Voilà un président qui, lors de son discours sur la réforme de l’État, déclarait ne pas avoir « été élu pour commander des rapports, mais pour prendre des décisions qui vont conduire à des changements réels ». Et qui le vendredi suivant fait marche arrière sur une des mesures censées incarner cette réforme. Il faut dire que les associations familiales et les syndicats étaient montés au créneau dès l’annonce de la suppression. “La tarification « famille nombreuse » doit rester indépendante d’une politique commerciale, par nature changeante, soulignait le président de l’Union nationale des associations familiales, François Fondard. Le risque est grand de voir à terme les avantages de cette carte se réduire, ou n’être de fait accessibles qu’aux familles les mieux informées. »
Que penser donc de cette volte-face sur la carte « famille nombreuse » sinon que cet énième retournement de situation est loin d’être sincère ? Comment ne pas imaginer que dès que le soufflet sera retombé, le gouvernement essayera à nouveau de s’attaquer à ce qu’il estime être une dépense de trop pour l’État ? Rien que le fait d’avoir émis cette hypothèse illustre clairement la façon dont Nicolas Sarkozy et son gouvernement veulent équilibrer leur budget : faire payer à tous les Français les réformes bénéficiant aux plus nantis.
Malheureusement, ces décisions sont symptomatiques du double langage tenu par le gouvernement. D’un côté, il réfute l’idée d’un plan de rigueur et de l’autre, il multiplie les hausses de prélèvements ; il prétend favoriser le transport ferroviaire, mais souhaite réduire son aide à la SNCF en direction des voyageurs aux revenus modestes. Nicolas Sarkozy s’était autoproclamé « Président du pouvoir d’achat ». Il aurait dû préciser qu’il s’agissait seulement du pouvoir d’achat des plus favorisés.
Damien Ranger
Gouvernement sans le sou vend Etat Social
Malgré le désaveu de la politique du Gouvernement exprimé par les Français lors des municipales, Nicolas Sarkozy continue dans l’erreur et s’entête...
Les déclarations qu’il a fait ce matin prouvent bien son aveuglement coupable quant à la situation dramatique d’urgence sociale à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui.
Toujours rien pour le pouvoir d’achat et toujours autant de suppressions de postes et de coupes sombres dans les services publics.
Nicolas Sarkozy souhaite assainir les finances publiques...
"Assainir" : synonyme de "purifier, nettoyer, épurer, expurger, récurer, dessécher", signifie en réalité "démanteler".
Et c’est bien d’un démantèlement dont il est question !
Le Mouvement des Jeunes Socialistes réclame au Gouvernement qu’il revienne rapidement sur le paquet fiscal voté cet été et qu’il s’en serve enfin pour redonner du pouvoir d’achat aux français.
Par ailleurs, dans le rapport du « conseil de la modernisation des politiques publiques », il y est dit qu’il faut une « Réorganisation et rationalisation des missions des opérateurs du secteur jeunesse (INJEP, CNJ, CIDJ) avec l’objectif de réduire le nombre de ces structures ».
Cette décision serait grave de conséquence, pour un Président de la République qui a été élu, pour la première fois sans être majoritaire dans la jeunesse. Ces instances (INJEP, CNJ, CIDJ) jouent un rôle fondamental de débat, d’éducation et d’information pour les jeunes, les supprimer revient à faire un bras d’honneur à une jeunesse déjà stigmatisée et méprisée. Le Mouvement des Jeunes Socialistes luttera pied à pied contre ces nouvelles attaques car ce n’est pas en essayant de faire taire la jeunesse que l’on empêchera sa colère de monter.
A l’heure où les enseignants et les lycéens sont mobilisés contre les réductions de postes, l’entêtement de Nicolas Sarkozy et ses déclarations apparaissent clairement comme une provocation et n’augure rien de bon pour l’avenir de l’éducation nationale.
moins de profs, moins de culture!
Education : Manifestation à 14h Place de la République à Paris
jeudi 17 avril 2008
55000 postes supprimés depuis 2002, 11000 à la rentrée prochaine...
Défendons le service public de l’Education !
Le MJS appelle à manifester. Rejoignez notre cortège Jeudi 17 avril
Rendez-vous à 13h30 place de la République (devant Go Sport)
Départ de la manifestation à 14h vers Nation
11 janvier 2008
le chaud et le froid
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| Voilà ce qui arrive quand un homme politique dit ce qu’il pense… Après avoir déclaré qu’il était contre les 35 heures, Nicolas Sarkozy a tenté de rectifier le tir lors de ses vœux aux parlementaires en déclarant que le Gouvernement n’avait « pas l’intention de supprimer la durée légale du travail » |
après cinq ans de droite...
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| La France devrait pulvériser en 2007 tous ses records de déficit commercial, avec un solde négatif de près de 40 milliards d’euros. | |
Retour vers le futur : ou comment faire passer une réforme à la thatcher pour moderne
mercredi 12 décembre 2007
Contrats de droit privé, suppression des instances paritaires et réduction des effectifs, Nicolas Sarkozy s’attaque au service public sous couvert de « modernisation ». En voulant apparaître comme le chantre de l’efficacité, c’est le désengagement de l’Etat à tous les niveaux qu’organise le président de la République. Bien entendu, les socialistes sont favorables à une amélioration de la gestion des politiques publiques, comme ils l’ont montré en portant la Loi Organique relative aux Lois de Finances (LOLF) pour permettre plus de transparence et une meilleure utilisation des deniers publics. Mais dans un souci constant de communication, le gouvernement utilise la rationalisation comme alibi et veut donner l’image d’une France sur la voie de la modernisation à travers des lois d’affichage, alors que c’est la régression qu’il organise.
A l’heure où les communes rurales voient disparaître leurs derniers bureaux de poste, où notre système éducatif a un besoin urgent de moyens humains et matériels, où la justice est totalement engorgée, la seule réponse que nous offre ce Gouvernement, c’est la réduction des effectifs et des moyens. Et ce, alors que le maintien du service public est essentiel pour faire face à l’explosion des inégalités que connaît aujourd’hui la France. Mais l’Etat selon Sarko préfère se mettre au service de la régression des droits comme le montre la mise en place auprès des préfets d’une « cellule experte en matière de contentieux des étrangers pour améliorer le taux de réussite des reconduites à la frontière », continuité d’une volonté systématique de stigmatiser les immigrés et d’abolir le droit d’asile.
Certes, après avoir offert 15 Milliards d’euros de cadeaux fiscaux à ses amis, on peut comprendre que M. Sarkozy ait du mal à trouver les marges de manoeuvre suffisantes pour maintenir des investissements permettant de garantir des services publics de qualité, pour tous. La solution du gouvernement : « réduire de 25% les charges administratives qui pèsent sur les entreprises pour réinjecter 15 milliards d’euros dans l’économie », comme l’explique Eric Woerth.
Fidèle à une gestion idéologique, le gouvernement continue sur sa lancée destructrice, et ce premier conseil de « modernisation » des politiques publiques entérine en fait le retrait de l’Etat sans réflexion sur le périmètre des services publics. Il prépare même leur privatisation sans se soucier des conséquences néfastes éprouvées ailleurs. Première attaque : la mise en place d’une régulation indépendante des différents modes de transport, en commençant dans un premier temps par les activités ferroviaires. Le Mouvement des Jeunes Socialistes prône une réforme des services publics qui permette la transparence dans la gestion (quid du budget de l’Elysée ?), des investissements massifs pour un accès de tous à des services de qualité plutôt que des réductions d’impôts qui n’ont aucun impact sur notre croissance. A travers le démantèlement du service public ce sont les usagers et les citoyens qui sont directement attaqués.



