19 avril 2009
Martine Aubry : "Aucune réponse à la crise sociale "
24 mars 2009 Lors d'une conférence de presse, Martine Aubry a réagi au discours de Nicolas Sarkozy à Saint-Quentin qui devait répondre à la crise sociale de notre pays. "Nous attendions, comme tous les Français, des réponses, a déclaré la Première secrétaire du PS. Nicolas Sarkozy s'est exprimé comme le président d'un parti et non comme le président de la République". Martine Aubry a poursuivi en dénonçant l'action du gouvernement : "L'indignation est toujours là, mais l'inaction aussi. Ce système continue à nous mener dans le mur".
Enfin, améliorer l'école...

Le parti socialiste engage un travail de rénovation de l'école autour de dix chantiers de réflexion. Parce que l'école est un sujet éminemment politique, qui appelle des choix ambitieux et courageux, c'est à l'ensemble des françaises et des français de définir le projet que la gauche portera dans les années à venir. Le blog "Agir pour l'éducation" se veut un outil de dialogue, d'échanges et de réflexion, pour tous ceux qui veulent soutenir et changer l'école.
27 avril 2008
La bataille commence!
Laurent Fabius prêt à envisager sa candidature en 2012
[2008-04-27 15:09]
PARIS (Reuters) - L'ex-Premier ministre socialiste Laurent Fabius s'est dit prêt à "réfléchir" à sa candidature à l'élection présidentielle de 2012 si la vie politique revient vers davantage de sérieux.
"Si c'est une présidence bling-bling comme c'est la mode aujourd'hui, je n'ai rien à y faire. Si on revient vers davantage de sérieux et de compétences, alors là, on peux y réfléchir", a-t-il déclaré sur Canal +.
L'ex-candidate PS à la présidentielle Ségolène Royal avait indiqué vendredi qu'elle se préparait pour l'échéance présidentielle de 2012.
"C'est vrai que, pour préparer une alternance dans quatre ans, parce que ça passe vite, il faut s'y prendre tôt (...) Pour cette échéance-là, ce n'est un secret pour personne que je me prépare, bien évidemment", a-t-elle indiqué sur France inter.
Interrogé sur les propos de Ségolène Royal, qui pourrait être à nouveau sa concurrente pour l'investiture du PS, Laurent Fabius a répondu : "Je souhaite surtout que le Parti socialiste en général se mette en situation de gagner."
"La dernière fois, nous avons perdu (...) il ne faut pas s'y prendre de la même façon", a-t-il ajouté.
Gérard Bon
21 avril 2008
Ah quand même!
8/04 Déclaration de principes du Parti socialiste
Ce texte est le projet de la cinquième déclaration de principes du
Parti socialiste en un siècle. Ce projet qui présente les idées fortes
du Parti sera soumis au débat et au vote des militants dans la
perspective de la convention nationale du 14 juin.
11 janvier 2008
le PS renaît en 2008?

François Hollande a présenté, le 10 janvier, ses voeux à la presse. Le Premier secrétaire est revenu sur les huit premiers mois de la présidence de Nicolas Sarkozy : "nous sommes devant un pouvoir personnel, et paradoxalement, celui qui veut tout le pouvoir, exerce tout le pouvoir, fait aveu d'impuissance". A 59 jours des élections municpales, il a souhaité que le Parti socialiste devienne le "premier parti de France", et qu'en 2008 celui-ci devienne "une force d'opposition, de proposition, d'action et de rénovation".
08 janvier 2008
réactions...
Réaction de François Hollande, Premier secrétaire du PS, à la conférence de presse de Nicolas Sarkozy
Pendant
près de deux heures, Nicolas Sarkozy a tenté de créer l’illusion du
mouvement. Il n’aura en fait répété que les fragments de sa politique
depuis son élection. Il a disserté philosophie et civilisation pour
éviter de répondre aux questions essentielles où il était attendu :
celles de la croissance, du pouvoir d’achat, de la vie chère, des
salaires et de l’emploi.
En fait, son long propos a eu au moins un mérite :
celui de révéler l’absence de résultat depuis 8 mois, le défaut de
propositions immédiates pour la vie de nos concitoyens.
Les Français sauront que, pour 2008, la fumeuse « politique de civilisation » va se réduire à la banale continuité de leur vie d’aujourd’hui. Quand un responsable public n’a pas de chiffres à présenter, il produit des mots. Nicolas Sarkozy les a multipliés.
Mais, le temps n’est plus au verbe, aux proclamations, aux coups de menton péremptoires et à l’autojustification. Après 8 mois de présidence et près de 6 ans de politique conduite par la même majorité, notre pays n’attend pas un discours de campagne, mais des résultats.
Ils ne sont pas là. Et rien -aujourd’hui- ne permet de dire qu’ils seront davantage au rendez-vous à la fin de l’année 2008. Le plus sûr, c’est de penser que plutôt qu’un « plan de civilisation », c’est un plan de rigueur qui sera bientôt annoncé après les élections municipales. La réhabilitation de la TVA est là pour nous le confirmer. La seule mesure concrète annoncée n’est pas la fin des 35 heures, mais la fin de la durée légale du temps de travail
19 septembre 2007
Nouvelles Frêches
Comme Frêche, "la justice a traité les harkis de sous-hommes"
Par Julien Martin (Rue89) 15H33 14/09/2007
"Nous sommes tous choqués." Abdelkrim Klech, président du collectif Justice pour les harkis, ne comprend pas la relaxe jeudi en appel de Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon, qui était poursuivi pour injure raciale. La cour d'appel a estimé "que les propos ne s'adressaient d'aucune manière à la communauté harkie mais à deux individus".
Georges Frêche avait pourtant écopé d'une amende de 15 000 euros en première instance. Et lors de l'audience d'appel, l'avocat général avait requis la confirmation de cette condamnation pour un énième dérapage verbal datant du 11 février 2006.
A l'occasion d'une cérémonie en hommage à Jacques Roseau, leader pied-noir assassiné en 1993, le président de région avait lancé à l'adresse de harkis revenant d'un rassemblement organisé le même jour par l'UMP:
"Vous êtes allés avec les gaullistes qui ont massacré les vôtres en Algérie. (...) Ils les ont égorgés comme des porcs. Vous faites partie de ces harkis qui ont vocation à être cocus jusqu'à la fin des temps. (...) Vous êtes des sous-hommes, vous êtes sans honneur."
Abelkrim Klech se sent aujourd'hui "méprisé par l'Etat entier" et assure, en plus de la saisie à venir de la Cour de cassation voire de la Cour européenne des droits de l'homme, qu'il ne participera pas à la Journée d'hommage national aux harkis qui se déroule chaque 25 septembre, parce que "la justice a traité les harkis comme des sous-hommes":
Le président du collectif Justice pour les harkis appelle également le président de la République à concrétiser ses promesses électorales. Dans un discours tenu le 31 mars 2007 dans son QG de campagne, Nicolas Sarkozy avait apporté son soutien aux harkis:
"Si je suis élu, je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l’abandon et le massacre de harkis et d’autres milliers de musulmans français qui lui avaient fait confiance, afin que l’oubli ne les assassine pas une nouvelle fois. (...) Vous êtes, vous les enfants de harkis, les premières personnes vers qui nous devons engager une politique de discrimination positive."
Georges Frêche pense, lui, à son ancienne famille politique, qui l'a suspendu le 28 février des instances dirigeantes du Parti socialiste. Avant de l'exclure définitivement en janvier 2007 pour avoir déclaré:
"Dans cette équipe (de France de football, ndlr), il y a neuf blacks sur onze. La normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s’il y en a autant c’est parce que les Blancs sont nuls."
Après cette relaxe, il a affirmé dans un communiqué avoir "toujours cru au rétablissement de la vérité et à la justice de [son] pays". Et de s'adresser à ses ex-camarades:
"Ce jugement constitue à mes yeux la fin d’une tentative d’opprobre injuste. Pour autant, je ne céderai pas au triomphalisme là où d’autres ont tant pêché par excès, y compris au sein de ma propre famille politique. Au soir de cette décision de justice, j’appelle d’ailleurs chacun à tirer les leçons de ces douloureux moments."
Une justice qui n'est toutefois pas toujours aussi clémente à son endroit. Mardi, il a été condamné en appel à 1 500 euros d’amende pour diffamation. Au coeur de la crise des banlieues, à l’automne 2005, Georges Frêche s'était publiquement demandé "si ce ne sont pas les flics qui, comme en Mai 68, mettent le feu aux bagnoles".
Il a oublié de se taire...
Royal à Jospin: "Si j'étais Jeanne d'Arc, j'aurais été brûlée vive"
Par Julien Martin (Rue89) 18H09 17/09/2007

Ségolène Royal est la "candidate qui était la moins capable de gagner". L'uppercut est signé Lionel Jospin et figurera dans son livre "L'impasse" (Flammarion), en librairie le 24 septembre. L'intéressée n'a pas tardé à répondre depuis Québec.
Dans un élan mystique dont l'ancienne candidate à la présidentielle a le secret, elle a déclaré ce lundi au micro d'Europe 1: "J'ai l'impression en lisant tous ces ouvrages que si j'étais Jeanne d'Arc, j'aurais déjà été brûlée vive. Heureusement que nous ne sommes plus à cette époque":
La polémique a agité la Journée parlementaire du PS, organisée ce lundi à Paris. Devant l'auditorium, un dessin humoristique accueille les élus: "On vous rappelle qu'il faut éteindre les portables et refermer le bouquin de Jospin!" Codirecteur de la campagne de Ségolène Royal, Jean-Louis Bianco dénonce "le fiel et l'amertume" de l'ancien Premier ministre, alors que le PS "a un gros travail de refondation à faire":
Lionel Jospin affirmait pourtant dimanche: "Les histoires de qui sera ou pas [candidat], ce n'est pas mon problème." Et se plaçait en simple "accompagnateur du PS" pour les échéances à venir. Avait-il déjà oublié le contenu de son brûlot? Nombre d'extraits ont fuité dans Libération de ce lundi. Il s'y déchaîne contre Ségolène Royal, "une figure seconde de la vie publique", "une personnalité [qui] n'a pas les qualités humaines ni les capacités politiques" pour redresser le Parti socialiste, pas plus que pour "espérer gagner la prochaine présidentielle".
Pour son premier déplacement international post-présidentielle, Ségolène Royal est donc servie par l'actualité nationale. "Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font", a-t-elle également déclaré. Une manière de varier de sa ligne de défense habituelle, en réponse aux attaques dont elle est l'objet en cette rentrée littéraire de la part de ses camarades socialistes: "Je suis touchée par cette chaleureuse affection éditoriale dont je suis entourée."
"Cela va remettre cent balles dans la machine"
Absente de la capitale, les leaders du parti l'ont précédée dans les médias pour la défendre. Moins sur le fond que sur la forme. "Cela va remettre cent balles dans la machine", a déploré le député européen Benoît Hamon. Tandis que François Hollande a réclamé "la fin des règlements de compte", estimant qu'on ne peut réduire les défaites "à des questions de personnes". Héritier annoncé du courant jospiniste, Bertrand Delanoë s'est en revanche refusé à tout commentaire, arguant qu'il n'avait pas lu le livre.
Pourquoi présenter aujourd'hui comme une erreur de casting la candidate qu'il a soutenue durant toute la campagne? De quel droit tire-t-il les conclusions de l'échec de 2007, alors qu'il ne l'a toujours pas fait pour 2002? Les socialistes n'hésitent plus à pointer les incohérences de la position de Jospin. Face aux "attaques", Jean-Louis Bianco, lui, préfère prôner "travail" et "rassemblement":
Dénonçant ce "déballage permanent", Arnaud Montebourg répète également à l'envi que le devoir des socialistes "est de se rassembler". Jusqu'au livre de Ségolène Royal annoncé pour cet automne?
10 juillet 2007
Point presse de Stéphane LE FOLL du 9 juillet 2007
Point presse de Stéphane LE FOLL du 9 juillet 2007
- Le déficit des comptes publics
- Les collectivités locales pénalisées
- La fonction publique atteinte
- Le respect de nos règles face à la stratégie d’ouverture de N.Sarkozy
Le déficit des comptes publics
Ce n’est pas la présence annoncée de Nicolas SARKOZY à l’eurogroupe qui va changer la réalité économique et sociale de la France.
✓ Premier point majeur : le déficit de la Sécurité sociale atteint 12 milliards d’euros avec un dérapage par rapport au PLFSS de l’an dernier, de 4 milliards d’euros. La branche vieillesse de l’assurance maladie participe à ce déficit à hauteur de 4 milliards d’euros. La réforme FILLON ne produit pas les effets escomptés par le gouvernement
✓ Second point : la dette publique et l’endettement de la France. Au premier trimestre 2007, la dette aura augmenté de 33 milliards d’euros. Si l’on cherche à illustrer cela, c’est 100 000 euros par seconde. Si cela continue à ce rythme-là, la France ne sera pas en capacité de pouvoir maîtriser son endettement et son déficit budgétaire. Les mesures annoncées ne favoriseront que les plus aisés et n’aideront ni la consommation, ni l’investissement. Cette tendance lourde pour les comptes publics, fait que la dette est le deuxième poste budgétaire du pays avec 40 milliards d’euros.
Le déficit commercial continue de se dégrader et atteint 27 milliards d’euros. C’est une situation où notre pays dans ses objectifs et dans la réalité de ses comptes publics connaît de grandes difficultés, sans compter que les perspectives de croissance ne sont pas à la hauteur des enjeux. Le gouvernement par ailleurs, annonce des cadeaux fiscaux et un paquet fiscal, qui risquent de grever les finances publiques. Si on fait le point sur ses propositions, avec les heures supplémentaires sans cotisations, ce n’est pas ainsi que l’on pourra réduire les déficits des comptes, notamment ceux de la Sécurité sociale et des retraites. Pas de cotisations sur les heures travaillées supplémentaires, toutes les heures travaillées en plus, n’offrent aucun droit aux salariés et n’apporte aucune recette supplémentaire.
En reprenant la première page du journal Le Figaro de jeudi 5 juillet 2007, un graphique très explicite montre clairement que sur la question des déficits, dans les périodes où la gauche était au pouvoir, la maîtrise des dépenses de Sécurité sociale était assurée, alors que les gouvernements de droite les ont laissé filer de façon incontrôlée et irresponsable. Sous le gouvernement JOSPIN, après un déficit de 50 milliards de francs, (8 milliards d’euros), on a fini la législature avec un excédent. Pendant deux années de suite en 2000 et 2001. Tout cela pour dire que par rapport aux choix politiques en cours, il y a ceux qui agissent pour qu’il y ait un système de solidarité pérenne, et il y a ceux qui agissent en laissant filer les déficits, pour faire payer tous les assurés.
Les collectivités locales pénalisées
Toute cette politique qui fait que l’État aura de moins en moins de recettes et de plus en plus de difficultés à atténuer le déficit budgétaire et l’endettement, va se reporter sur les Collectivités locales. L’État va commencer à serrer la vis, en diminuant les dotations, en limant ainsi leur capacité à investir et à agir. Les cadeaux fiscaux avec le bouclier fiscal et autres mesures de ce type, vont empêcher les Collectivités locales d’agir. C’est en somme la même politique que celle menée depuis 5 ans. Sur cette question-là en perspective des élections locales, il y aura un débat majeur mené par le Parti socialiste et l’ensemble de ses élus.
La fonction publique atteinte
Face à cette situation, le gouvernement a l’idée de supprimer le nombre de fonctionnaires. Le chiffre prévisible est autour de 35 000 mais les premiers postes touchés seront ceux de l’Éducation nationale. Nous l’avions annoncé pendant la campagne électorale, entre l’ancien et le nouveau gouvernement, on est passé de 10 000 à 17000 suppressions de postes. En conséquence, la rentrée prochaine sera difficile, mais c’est surtout l’an prochain que l’impact de ces suppressions se fera sentir. On ne voit pas comment en effet, en supprimant entre 15 et 17 000 postes, on pourrait assurer ce qui a été indiqué par le Premier ministre, à savoir le tutorat et le soutien scolaire. C’est l’avenir de beaucoup d’enfants qui est en jeu à travers ces mesures. On remet en cause la capacité de la France de préparer dans de bonnes conditions, l’avenir de ses propres enfants.
En raison de la politique menée depuis 5 ans ; et en perspective de celle que l’on s’apprête à mettre en œuvre, le pays voit sa situation économique et fiscale se dégrader. C’est donc, avant tout, un retour aux réalités que nous entendons défendre. Car cette réalité va revenir très rapidement au coeur débat politique.
Le respect de nos règles face à la stratégie d’ouverture de N.SARKOZY
Nicolas SARKOZY avec les propositions qu’il fait, sous couvert de
l’ouverture, mène avec beaucoup d’habileté ses chantiers. En ce qui
concerne le Parti socialiste, nous voulons rappeler que nous sommes
ouverts à toute discussion et à tout dialogue avec le gouvernement,
pourvu que cela se fasse dans le respect. Respect de nos institutions,
c’est-à-dire du Parlement, et dans le respect de l’opposition.
Si nous entendons être ouverts, nous souhaitons néanmoins que cela se
fasse dans le respect de nos débats internes. Et, s’il y a des
nominations, il faut que le gouvernement fasse la demande à
l’opposition pour que nous puissions collectivement en délibérer et
choisir les personnalités qui pourront participer. Nous demandons cela
au nom d’un principe simple : de quoi allons-nous parler politiquement
? Quelles sont les questions posées ? Il faut que les discussions se
fassent sur la base de ce que sont nos engagements. C’est pourquoi nous
rappelons les règles et à la nécessité de les respecter. Réalité d’un
côté et respect des règles, de l’autre.
05 juillet 2007
y a-t-il un parti socialiste en France?
Mis à Jour le : 3 juillet 2007 18:59
Sarkozy recrute Vedrine et Lang
3 juillet 2007
Nicolas Sarkozy a-t-il fait sien l’ancien slogan communiste, appelant à « plumer la volaille socialiste » ? Il vient en tout cas de réussir un habile coup politique en mettant à son service deux nouvelles plumes arrachées à la gauche : Vedrine et Lang.
Hubert Vedrine se voit charger d’un rapport sur la mondialisation à remettre à la mi-septembre, et Jack Lang plancherait sur la réforme des institutions aux côté d’Edouard Balladur et Pierre Mazeaud.
Le socialiste Pierre Moscovici a déploré, sur la chaine Public Sénat, la défection de Védrine : « je n’approuve pas cette démarche. Pas davantage que je n’ai approuvé l’entrée de Bernard Kouchner ou celle de Jean-Pierre Jouyet au gouvernement. Je pense qu’ils se trompent. Ils sont des exécutants. »
Il estime que le chef de l’état « rallie à lui des personnalités populaires et compétentes mais quand je pense à eux, je les plains, car ils abîment quelque chose. Il n’y a pas de pôle de gauche autour de Nicolas Sarkozy parce qu’aucun d’eux ne peut imposer la moindre idée. En réalité, ils exécutent le programme de Nicolas Sarkozy et ça je le désapprouve. Je ne l’aurais jamais fait. »
Interrogé aujourd’hui par Le Monde, Jack Lang juge qu’il faut tirer les leçons de « l’hyperprésidentialisme » qui se dessine depuis l’élection de Nicolas Sarkozy :
« On redécouvre une réalité en France : le président concentre tous les pouvoirs. La logique ne serait-elle pas d’instaurer un véritable régime présidentiel : un pouvoir exécutif contrôlé par un vrai Parlement, doté de réels pouvoirs. Puisque Nicolas Sarkozy dit qu’il a le sens de l’audace, alors, qu’il nous surprenne et qu’il propose une démocratisation profonde du système ! »
La lettre de mission d’Hubert Vedrine
Le site de l’élysée a rendu publique la lettre adressée à Hubert Vedrine.
Monsieur le Ministre,
Le monde a connu depuis près de vingt ans des bouleversements majeurs dont nous avons encore à mesurer - et à tirer - toutes les conséquences : fin du monde bipolaire ; émergence de nouveaux acteurs essentiels, politiques et économiques ; apparition de nouvelles lignes de fracture, et de menaces telles que le terrorisme transnational et les Etats faillis, mais aussi le réchauffement climatique et les pandémies.
Dans ce monde nouveau, globalisé, la France et l’Union européenne doivent repenser leur rôle, leur positionnement ; elles doivent imaginer, dans la fidélité à leur histoire et à leurs alliances, les initiatives leur permettant de promouvoir leurs idéaux, leurs valeurs, dans un esprit de dialogue et de coopération, comme de défendre au mieux leurs intérêts.
Nul mieux que vous, en France, ne peut conduire cette nécessaire réflexion, qui devra déboucher sur des propositions concrètes.
C’est pourquoi je souhaite personnellement vous confier la rédaction d’un rapport que vous pourriez me présenter avant la mi-septembre.
Je vous prie, Monsieur le Ministre, de croire à l’assurance de ma considération distinguée. Et amicale [1].