07 octobre 2007
L'Assemblée met son nez dans la Françafrique
Par Mathieu Szeradzki (Etudiant) 00H08 07/10/2007
En créant une mission d'information sur la politique africaine, les députés empiètent sur le "domaine réservé" de l'Elysée.

La commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale vient de créer une mission d’information sur la politique africaine de la France. Cette intrusion du Parlement dans un domaine traditionnellement réservé à l’Elysée étonne.
C’est Axel Poniatowski, député UMP du Val-d’Oise et président de la commission, qui a pris cette initiative. La mission sera présidée par Jean-Louis Christ, député UMP du Haut-Rhin, qui se défend de toute influence élyséenne: "Nous travaillons en toute indépendance, nous n’avons reçu aucun ordre". L'élu alsacien ne cache pas ses ambitions:
"Nous allons peut-être, petit à petit, percer les secrets et l’hermétisme qui entourent ces relations. Nous avons tous besoin que les relations avec l’Afrique soient des relations claires, transparentes, et tournées vers l’avenir, et nous espérons que le vent de réforme insufflé par Nicolas Sarkozy atteindra l’Afrique."
La politique africaine de Sarkozy encore mal définie
Sortir d’une relation de "charité" pour mettre sur pied un véritable partenariat, tel est le but déclaré des parlementaires. Doit-on y voir un désir de concurrencer la cellule africaine de l’Elysée? Souvent critiquée parce qu'elle échappe à tout contrôle parlementaire et ne brille pas par sa transparence, elle reste attachée historiquement aux "réseaux Foccart", du nom du "Monsieur Afrique" de la Ve République.
Depuis quelques mois, la politique africaine de la France est sujette à des turbulences. D’une part, Nicolas Sarkozy donne le ton par ses discours répétés sur la rupture avec l’ancien système avec, à titre d’exemple, l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les biens "mal acquis" de chefs d’Etat africains. D’autre part, le discours de Dakar sur "l’homme africain", les visites aux "vieux amis" de la Françafrique, les références à Jacques Foccart, sont autant de signes d’une certaine continuité. La volonté affichée de redéfinir les relations entre la France et l’Afrique laisse donc beaucoup d'observateurs sceptiques.
Les députés ne veulent plus être "les dindons de la farce"
L'initiative des parlementaires changera-t-elle la donne? En tout cas, pour William Bourdon, avocat et président de l'association Sherpa, les députés, de droite ou de gauche, en ont assez d'être "les dindons de la farce" en matière de politique africaine.(Voir la vidéo.)
Une telle entrée des parlementaires dans un domaine traditionnellement confisqué par l'Elysée est une avancée institutionnelle importante. Mais les députés auront-ils assez de liberté d'action pour changer des pratiques vieilles comme la Ve République?
"Rachida, Rama et Fadela, des arbres qui cachent la forêt?"
Par Julien Martin (Rue89) 20H00 06/10/2007
Changer la politique. Les femmes et les élus de la diversité en rêvent, mais seule une poignée a les moyens de chambouler le système de l'intérieur. C'est "pour impulser un système plus vertueux" que Les Marianne de la diversité ont organisé un colloque samedi au Palais Bourbon. Seul problème: l'auditoire n'était composé justement que de femmes et d'élus de la diversité... Indifférence de la classe politique ou communautarisme?
Les minorités ont pourtant de quoi bondir quand on leur parle de représentativité: 18,5 % de femmes, 16 députés de couleur à l'Assemblée nationale. Et aucune élue du Palais Bourbon n'a reçu l'onction de son parti pour briguer la présidence d'une commission... hormis celle de la Délégation aux droits des femmes.
La faute à l'inertie des partis politiques? Christiane Taubira, députée du Parti radical de gauche, le pense. Le système est, selon elle, verrouillé, que ce soit au PS ou à l'UMP:
L'ouverture chère à Nicolas Sarkozy aurait pourtant pu faire pencher à droite la balance de la promotion des minorités. Mais l'interrogation de la présidente des Marianne de la diversité, Fadila Mehal, sonne comme une exclamation: "Rachida, Rama et Fadela, ne sont-elles pas les arbres qui cachent la forêt?" Dans ladite forêt, rien. "Les femmes sont généralement envoyées au casse-pipe lors des élections", peste Bariza Khiari, l'une des rares élues de couleur au Sénat.
Intéressons-nous alors aux arbres. Ancienne membre des Marianne de la diversité, Rama Yade, désormais secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l'homme, est toujours du combat. Elle a toutefois hésité à venir, de peur de ne jamais réussir "à s'arracher de la tyrannie communautaire". Mais elle sait que sa nomination ne signifie pas que la partie est gagnée. Preuve en est, la "pression" qu'elle ressent lorsqu'elle a Nicolas Sarkozy au téléphone:
"Chaque fois que le président de la République m'appelle, il répète toujours la même chose: "Tu n'as pas le droit d'échouer!" Il estime que si ça ne marche pas, ce sont les générations qui viennent qui en pâtiront."
Ennemi numéro un: le cumul et la succession des mandats. Mais à part les porte-drapeaux de la diversité des grands partis, eux-même issus de cette diversité, aucun décideur n'était présent samedi pour les écouter. Un déficit d'attention que déplore la socialiste George Pau-Langevin, qui veut toutefois positiver. Elle affirme qu'il "est souvent utile de parler entre soi d'abord, pour avoir le courage d'affronter le regard des autres":
Où sont les "autres"? Comment les nommer d'ailleurs, ces "autres"? La question vient de la salle. Embarras à la tribune. Une question qui témoigne de la difficulté à faire ressentir cette absence de considération à l'extérieur du microcosme politico-associatif. La sénatrice Bariza Khiari ne peut que souligner le malaise, citant Albert Camus: "Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde."
voilà pourquoi il faut défendre le service public!
Quand La Poste renonce à distribuer les colis en banlieue
Par David Servenay (Rue89) 23H13 06/10/2007

Tout commence jeudi 4 octobre. Je me souviens que j'ai commandé un livre par Internet dans une très bonne échoppe de Toulouse, la librairie Ombres blanches. C'était le 12 septembre et depuis, pas de nouvelle. J'envoie un mail, la réponse arrive au bout d'une heure:
"Bonjour,
Votre colis était disponible dans votre bureau de poste en date du 19 septembre sous le code: XXXXXXX.
Disposant dès lors de quinze jours pour le retirer, selon l'avis de passage du facteur, nous vous préviendrons s'il nous est toutefois retourné.Le service des commandes"
Problème: je n'ai jamais reçu d'avis de passage. 19 septembre moins 4 octobre = quinze jours! Soit la durée maximale de conservation des colis. Le temps de faire la soustraction, je me rue vers mon bureau de Poste préféré, dans le quartier du Sentier à Paris. "Coup de chance", me dit la gentille guichetière, "il est encore là, votre colis." Je hasarde un "Mais pourquoi je n'ai reçu aucun avis de passage...?". "Ah ça, dit la factrice, vous n'êtes pas le premier, dans le quartier c'est fréquent."
Puis, l'un de ses collègues s'approche, avec un air comploteur, pour m'expliquer que depuis deux ans tous les colis du secteur transitent par Coliposte, une filiale du groupe. Or, les agents de cette branche d'activités (qui appartient à 100% à la maison-mère) sont tellement sous pression qu'ils ne distribuent plus les colis dans les petites rues inaccessibles de ce quartier, encombré par les boutiques de textile. Pas assez rentables.
"Ecrivez plutôt à vos élus, ça fera peut-être bouger les choses."
Je risque un: "Et vous faites remonter l'information?". "On n'arrête pas, monsieur", répondent-ils en choeur, "mais ça ne change rien. Les gens n'arrêtent pas de se plaindre. Ecrivez plutôt à vos élus, ça fera peut-être bouger les choses". En clair, la Poste fait payer un service à ses clients qu'elle sait ne pas pouvoir remplir jusqu'au bout. Un bon avocat appellerait ça de l'escroquerie.
Heureux d'avoir récupéré mon livre et intrigué par cette situation, je consulte le site de Coliposte. Outre ses 6 300 collaborateurs et ses plus d'1,1 milliard d'euros de chiffres d'affaires, on peut y lire cette définition dans la bouche de Frédéric Roure, le directeur qualité de l'entreprise:
"Qu'est-ce que la qualité pour ColiPoste?
C'est offrir le bon service à nos clients de manière durable et reproductible à tous les niveaux de la chaîne de traitement. C'est également offrir le même niveau de service à tous nos clients sur tout le territoire."
En restant poli, cela fait au moins deux inexactitudes en deux phrases. Mais bon, c'est de la com'. J'appelle alors le service communication de la Poste. "Vous avez perdu un colis?" me demande d'abord la très empressée communicante. "Non, non, je voudrais juste poser quelques questions à Frédéric Roure, au sujet de la qualité du service..." "Bon, je vais voir. Je vous tiens au courant." Vingt-quatre heures plus tard, toujours pas de Frédéric Roure, ni personne d'autre disponible pour répondre à mes questions.
La rentabilité est désormais le mot d'ordre prioritaire
Les syndicats sont plus causants, et plus critiques encore que les guichetiers. Selon Jean-Louis Frisulli, secrétaire fédéral de Sud PTT, ma mésaventure est fréquente, "parce qu'en voulant autonomiser la branche colis, on a créé une séparation totale entre les activités colis et lettre, entre ceux qui font les réclamations et ceux qui les traitent".
Concrètement, les colis passent désormais par des plate-formes n'accueillant pas le public. En privatisant l'activité, on a aussi augmenté la précarité, l'indiscipline et l'absentéisme dans les équipes. La rentabilité est désormais le mot d'ordre prioritaire, au détriment parfois du service public.
Et bientôt, le syndicaliste me raconte pourquoi je ne suis vraiment pas le plus à plaindre:
"En banlieue parisienne, il y a pas mal de quartiers où les colis ne sont plus du tout distribués, officiellement pour des raisons de sécurité. La Cité des 4000 à la Courneuve, les Franc-Moisins à Saint-Denis, le Clos Saint-Lazare à Stains, à Bondy.
"En fait, le retour du service public n'intéresse pas la direction, car cela supposerait à chaque fois de créer cinq à dix emplois par quartier, pour des particuliers qui, comparés aux entreprises, consomment peu. On sait que le problème existe, qu'il touche une dizaine de départements en France.
La Poste ne veut pas en parler, car ils sont persuadés qu'ils vont alors donner des idées à ceux qui ne les auraient pas encore eues."
Glaçant. Bientôt, conclut mon interlocuteur, nous risquons de ne plus avoir de courrier que deux fois par semaine. C'est déjà le cas dans certains endroits en Allemagne et aux Pays-Bas, deux expériences pilotes de la libéralisation du secteur.
Expériences peu concluantes, puisque les 27 ont décidé de repousser la libéralisation totale du marché du courrier de deux ans. Signe que tout ne va pas au mieux au royaume du privé. Le 1er janvier 2011 cependant, n'importe quel opérateur pourra concurrencer les bonnes vieilles postes.
Fillon raciste?
Après la "faillite", le "détail" de Fillon provoque des remous< - La sémantique de François Fillon a de nouveau provoqué des remous dans le monde politique ce week-end, le Premier ministre ayant qualifié de "détail" l'amendement ajouté à la loi sur l'immigration qui permet les tests ADN pour le regroupement familial.
"Ce n'est pas un détail, c'est même quelque chose d'une gravité extrême", a riposté sur Radio J le député socialiste Pierre Moscovici, qui demande au Premier ministre de "rectifier" ses propos "très connotés".
"Je fais crédit à M. Fillon de sa bonne foi. Je ne le pense pas en complicité quelconque avec la pensée de Jean-Marie Le Pen", a souligné Pierre Moscovici.
Lors du conseil national de l'UMP samedi, François Fillon a estimé que les polémiques entourant l'amendement ADN avaient "grossi jusqu'au ridicule un détail" pour finalement masquer "l'essentiel" de la loi sur la "maîtrise de l'immigration".
Ses déclarations sont passées quasiment inaperçues auprès des responsables du parti majoritaire réunis à Paris. Seule Nadine Morano a défendu ce choix de mots. "Une tache sur un manteau, un bouton sur une veste, c'est un détail par rapport à la couleur du vêtement", a déclaré sur France Inter la porte-parole de l'UMP.
Fin septembre, le chef du gouvernement avait déjà déclenché un tollé en déclarant que la France était en état de "faillite au plan financier".
NOUVELLE MALADRESSE VERBALE ?
"Je suis comme je suis, je m'exprime librement", s'était-il défendu trois jours plus tard tout en nuançant son propos, évoquant une "situation critique" des finances publiques.
Plusieurs ministres se sont également fait épingler depuis la rentrée pour leur vocabulaire, Christine Lagarde parlant d'un "plan de rigueur" pour les fonctionnaires ou Bernard Kouchner laissant entendre que la "guerre" était désormais possible contre l'Iran.
Invité sur Canal + dimanche, Lionel Jospin a réclamé le retrait pur et simple de l'amendement ADN qu'il juge "néfaste" et qui a été finalement adopté par les sénateurs après une semaine d'imbroglio politico-juridique.
De toutes façons, le gouvernement risque la censure du Conseil constitutionnel "s'il s'obstine", a estimé l'ancien Premier ministre socialiste.
Selon Rama Yade, secrétaire d'Etat chargée des droits de l'Homme, la polémique sur le fond "n'a plus lieu d'être parce que cette disposition a été équilibrée" lors de son passage au Sénat.
Les organisations de lutte contre le racisme sont montées au créneau contre les propos de François Fillon.
"Par cette déclaration, le Premier ministre signe non seulement son compagnonnage avec l'extrême-droite mais participe dangereusement à sa banalisation", accuse le président du Mrap, Mouloud Aounit, qui ne croit pas à une maladresse verbale.
"En employant sciemment le mot détail (...) il franchit les limites de l'insoutenable et de l'indécence", déplore-t-il dans un communiqué.
Même constat pour le président de France-Terre d'Asile, Pierre Henry. Le chef du gouvernement "fait sciemment monter les enchères" à des fins électoralistes, a-t-il déclaré sur France Info.
La droite veut actuellement "agréger (...) toute une frange de l'électorat qui se réfugiait dans le vote Front national", a-t-il ajouté.
Selon un sondage CSA pour Le Parisien, 47% des Français pensent que les tests ADN sont une bonne chose et 45% les jugent contraires aux valeurs de la société française.
et il est toujours libre...
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| Un haut responsable du Medef, de Denis Gautier-Sauvagnac, est soupçonné d’avoir détourné 5,64 millions d'euros entre 2000 et 2007 sur les comptes de l'Union des industries des métiers de la métallurgie (UIMM), une autre organisation patronale qu'il préside… |
LA honte pour nous!
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| Les sénateurs ont adopté le projet de loi sur la maîtrise de l'immigration de Brice Hortefeux, y compris les fameux tests ADN (à titre expérimental) pour les candidats au regroupement familial… Comme quoi le Sénat ne sert finalement pas à grand chose. |
ça chauffe à droite
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| Ils sont grognons les députés UMP et du Nouveau Centre, car ils n’apprécient pas de voir les postes attribués à de vulgaires socialistes, ni la façon dont le Gouvernement conduit les réformes (un peu trop vite)… Du coup, Nicolas Sarkozy a été obligé de « recadrer » les parlementaires de sa majorité ! |
Carnet d'actu de F. Hollande n°34
Carnet d'actu de F. Hollande n°34
Vidéo envoyée par PartiSocialiste
Budget 2008 : Le mouvement des jeunes socialistes dénonce la « faillite » organisée
jeudi 27 septembre 2007
La « France en faillite », annoncée par le Premier ministre n’est qu’un moyen de jouer sur les peurs pour justifier un projet de budget en déficit de 42 milliards d’euros, marqué par les impostures et les injustices.
Impostures d’abord quand la baisse des recettes de l’Etat (15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux pour les plus riches) sert d’alibi à une politique néo-libérale dont les plus modestes seront les premières victimes. Imposture aussi, quand le magicien Sarkozy parle de priorité au pouvoir d’achat pour expliquer la quasi-suppression des droits de succession, la non-revalorisation du SMIC et du salaire des fonctionnaires. Imposture enfin quand la priorité à l’éducation débouche sur la suppression de 10 000 postes d’enseignants, quand 2 milliards d’euros pour l’enseignement supérieur représentent à peine le montant des réductions d’impôts pour les 1000 foyers qui possèdent plus de 15 millions d’euros !
Le MJS dénonce cette faillite organisée à travers un budget qui s‘inscrit dans une logique purement idéologique. La droite dénonce une gauche laxiste, alors que le gouvernement montre son incapacité à gérer les comptes publics. Quand Lionel Jospin équilibrait les comptes de la sécurité sociale en 2001, le gouvernement Fillon, en 2007, est surveillé par une commission européenne inquiète des déficits publics ! Quand la morosité de l’économie requiert une politique ambitieuse de relance par la consommation, la droite s’apprête à mener une politique de rigueur marquée par de profondes injustices. Rappelons que le « trou » de la sécurité sociale est équivalent aux cadeaux fiscaux de cet été !
Les média avec SArko
Drucker le chouchou du gvt
Message de goud le Date à 07/10/07 18:34
Depuis le début de son émission:vivement dimanche;il n'a invité que des ministres du gvt sarko comme aujourd'hui Rachida Dati ne pas confondre avec Darty(humour).Faite gaffe ils sont partouts mais cela risque de se retourner contre eux à vouloir faire de la communication à outrance et ce jour-là SEGOLENE ROYAL sera présente,forte,dynamique et vraie à être PRESIDENTE DE FRANCE EN 2012.
