12 juillet 2007
Forum de la rénovation : Avenir de la solidarité
Forum de la rénovation : Avenir de la solidarité
Vidéo envoyée par PartiSocialiste
11 juillet 2007
Le principe de Laïcité
La droite française a, décidément, bien des problèmes avec le principe de Laïcité et à le vivre pleinement et sereinement quand elle exerce les responsabilités gouvernementales.
Le gouvernement FILLON n’échappe pas, hélas, à cette mauvaise habitude :
- c’est d’abord Christine BOUTIN qui à propos de sa collègue Fadela AMARA déclare « la musulmane et la catholique vont très bien ensemble », oubliant – mais est-ce un oubli ? – que dans une République laïque, les caractéristiques religieuses des personnes et, à fortiori, des membres du gouvernement ne relèvent pas du domaine public ;
- c’est ensuite Michèle ALLIOT-MARIE, ministre de l’Intérieur chargée des cultes qui annonce qu’elle souhaite « donner une suite » au rapport MACHELON sur les relations entre les cultes et l’Etat et ce qu’on appelle pudiquement le « toilettage » de la loi de 1905. Outre le fait que le Président de la République avait annoncé, lors de la campagne présidentielle, qu’il abandonnerait ce projet tant qu’il ne ferait pas l’objet d’un consensus ce qui n’est assurément pas le cas - ce qu’il faudrait rappeler à Madame ALLIOT-MARIE -, le Parti socialiste rappelle que la loi de séparation des églises et de l’Etat dite « loi de 1905 » est un pilier essentiel du pacte républicain et que rien ne saurait justifier qu’on en remette en cause les équilibres sur le fond comme sur la forme.
Communiqué du Bureau national
Une étude de l'Ecole d'économie de Paris révèle l'envolée des revenus des Français les plus aisés depuis 1998.
Par Grégoire Biseau
QUOTIDIEN : Libération du vendredi 29 juin 2007
On subodorait que les riches se portaient plutôt bien. Même en France, pays que la droite aime caricaturer comme le dernier îlot d'Europe continentale qui incite nos belles fortunes à s'exiler. Grâce au travail de l'économiste Camille Landais (1) de l'Ecole d'économie de Paris, on sait désormais que les riches Français n'ont pas grand-chose à envier à leurs homologues anglo-saxons. Plus ils sont riches et plus ils s'enrichissent. Et dans des proportions inédites dans l'histoire sociale française.
Reprenant à son compte les
sources fiscales déjà exploitées par l'économiste Thomas Piketty, mais
cette fois sur une période récente (1998-2005), Landais s'est concentré
sur l'évolution des revenus de la petite population française la plus
fortunée (allant même jusqu'au 0,01 % des plus riches). Et que
constate-t-il ? Un fort «accroissement des inégalités de revenus depuis huit ans».
Ça n'a l'air de rien, mais c'est la première fois qu'un économiste peut
établir un tel diagnostic, sachant que les travaux de l'Insee avaient
jusqu'à présent conclu à une réduction des inégalités en France. Bref,
un travail universitaire qui ne tombe pas très bien pour le
gouvernement de François Fillon, juste au moment où il va devoir
expliquer aux députés l'impérieuse nécessité de voter des cadeaux
fiscaux pour une population qui s'est déjà considérablement enrichie.
Davantage d'inégalités
Les très, très riches
Français (disons les 1 % les plus riches, soit un bataillon de 350
000 foyers) ont vu leurs revenus augmenter de 19 % entre 1998 et 2005.
Et ce chiffre explose littéralement quand on monte encore plus haut
dans la hiérarchie sociale : + 32 % pour les 0,1 % les plus riches (35
000 foyers), et carrément + 42,6 % pour le petit club des 0,01 % les
plus fortunés (3 500 foyers). Il semble que les riches Français vivent
sur une autre planète économique. Car, pendant la même période, le
revenu moyen par foyer a connu lui une hausse modeste de 5,9 %, soit
une croissance moyenne annuelle de 0,82 %. Soit moins que la croissance
du PIB ou même du PIB par habitant.
Ce tableau remet
partiellement en cause le diagnostic des inégalités françaises établi
par l'Insee. Jusqu'à présent, l'institut national se contentait de
mesurer l'écart entre les 10 % les plus riches avec les 10 % les plus
pauvres. Et que constatait l'Insee ? Une réduction importante et
constante du fossé depuis la fin des années 70. Sauf depuis le début
des années 2000, où la réduction semble marquer le pas. «On ne sait pas encore si cela annonce une remontée des inégalités ou juste un palier»,
précise Pascal Chevalier, chef de la division revenu et patrimoine de
l'Insee. L'institut a tout de même affiné ces mesures en comparant les
5 % les plus riches avec les 5 % les plus pauvres. Et alors ? «On n'a rien trouvé de significatif qui prouverait une explosion des inégalités en France»,
poursuit Chevalier. Pour autant, l'économiste estime que les
conclusions de Landais restent compatibles avec le diagnostic de
l'Insee. «Simplement parce qu'on est jamais descendu dans un niveau aussi fin d'analyse chez les hauts revenus», explique l'économiste de l'Insee.
Salaires, revenus du capital. tout augmente
Assez classiquement, plus on
est riche, plus la part de son patrimoine placé en valeurs mobilières
(actions et autres produits financiers) est importante. Pour les 3 500
des plus riches, la part du revenu du patrimoine peut ainsi représenter
jusqu'à 40 % de leur revenu total. «L'évolution de la Bourse n'y
est pour rien. Cela s'explique par le fait que les entreprises versent
des dividendes de plus en plus importants à leurs actionnaires»,
assure Camille Landais. En sus, les très riches ont vu leurs salaires
exploser sur la période : entre + 13,6 % et + 51 % pour le top du top
de ces happy few. Deux explications justifient ce feu d'artifice.
D'abord, les modes de rémunération de cette population intègrent de
plus en plus de zakouski du genre bonus de fin d'année, stock-options,
actions gratuites et autres joyeusetés indexées sur le cours de Bourse.
L'autre élément d'explication est sectoriel : le versement des primes
faramineuses de fin d'année dans le secteur financier et bancaire a
boosté la moyenne des plus riches.
«Avec cette hausse des
salaires, on est en train de rompre avec trente années de stabilité
dans la hiérarchie des salaires en France, estime Camille Landais. Notre modèle est en train de glisser vers le modèle anglo-saxon.»
Certes, on est loin des inégalités de revenus de la France des rentiers
du début du siècle. Mais, si on regarde ce qui a pu se passer aux
Etats-Unis, estime l'économiste, il faudrait peu de temps pour
retrouver de tels écarts de revenus et de patrimoine. D'ailleurs, les
mesures fiscales que veut faire voter début juillet le gouvernement ne
devraient pas contrarier cette course en avant des plus riches
contribuables français.
10 juillet 2007
Point presse de Stéphane LE FOLL du 9 juillet 2007
Point presse de Stéphane LE FOLL du 9 juillet 2007
- Le déficit des comptes publics
- Les collectivités locales pénalisées
- La fonction publique atteinte
- Le respect de nos règles face à la stratégie d’ouverture de N.Sarkozy
Le déficit des comptes publics
Ce n’est pas la présence annoncée de Nicolas SARKOZY à l’eurogroupe qui va changer la réalité économique et sociale de la France.
✓ Premier point majeur : le déficit de la Sécurité sociale atteint 12 milliards d’euros avec un dérapage par rapport au PLFSS de l’an dernier, de 4 milliards d’euros. La branche vieillesse de l’assurance maladie participe à ce déficit à hauteur de 4 milliards d’euros. La réforme FILLON ne produit pas les effets escomptés par le gouvernement
✓ Second point : la dette publique et l’endettement de la France. Au premier trimestre 2007, la dette aura augmenté de 33 milliards d’euros. Si l’on cherche à illustrer cela, c’est 100 000 euros par seconde. Si cela continue à ce rythme-là, la France ne sera pas en capacité de pouvoir maîtriser son endettement et son déficit budgétaire. Les mesures annoncées ne favoriseront que les plus aisés et n’aideront ni la consommation, ni l’investissement. Cette tendance lourde pour les comptes publics, fait que la dette est le deuxième poste budgétaire du pays avec 40 milliards d’euros.
Le déficit commercial continue de se dégrader et atteint 27 milliards d’euros. C’est une situation où notre pays dans ses objectifs et dans la réalité de ses comptes publics connaît de grandes difficultés, sans compter que les perspectives de croissance ne sont pas à la hauteur des enjeux. Le gouvernement par ailleurs, annonce des cadeaux fiscaux et un paquet fiscal, qui risquent de grever les finances publiques. Si on fait le point sur ses propositions, avec les heures supplémentaires sans cotisations, ce n’est pas ainsi que l’on pourra réduire les déficits des comptes, notamment ceux de la Sécurité sociale et des retraites. Pas de cotisations sur les heures travaillées supplémentaires, toutes les heures travaillées en plus, n’offrent aucun droit aux salariés et n’apporte aucune recette supplémentaire.
En reprenant la première page du journal Le Figaro de jeudi 5 juillet 2007, un graphique très explicite montre clairement que sur la question des déficits, dans les périodes où la gauche était au pouvoir, la maîtrise des dépenses de Sécurité sociale était assurée, alors que les gouvernements de droite les ont laissé filer de façon incontrôlée et irresponsable. Sous le gouvernement JOSPIN, après un déficit de 50 milliards de francs, (8 milliards d’euros), on a fini la législature avec un excédent. Pendant deux années de suite en 2000 et 2001. Tout cela pour dire que par rapport aux choix politiques en cours, il y a ceux qui agissent pour qu’il y ait un système de solidarité pérenne, et il y a ceux qui agissent en laissant filer les déficits, pour faire payer tous les assurés.
Les collectivités locales pénalisées
Toute cette politique qui fait que l’État aura de moins en moins de recettes et de plus en plus de difficultés à atténuer le déficit budgétaire et l’endettement, va se reporter sur les Collectivités locales. L’État va commencer à serrer la vis, en diminuant les dotations, en limant ainsi leur capacité à investir et à agir. Les cadeaux fiscaux avec le bouclier fiscal et autres mesures de ce type, vont empêcher les Collectivités locales d’agir. C’est en somme la même politique que celle menée depuis 5 ans. Sur cette question-là en perspective des élections locales, il y aura un débat majeur mené par le Parti socialiste et l’ensemble de ses élus.
La fonction publique atteinte
Face à cette situation, le gouvernement a l’idée de supprimer le nombre de fonctionnaires. Le chiffre prévisible est autour de 35 000 mais les premiers postes touchés seront ceux de l’Éducation nationale. Nous l’avions annoncé pendant la campagne électorale, entre l’ancien et le nouveau gouvernement, on est passé de 10 000 à 17000 suppressions de postes. En conséquence, la rentrée prochaine sera difficile, mais c’est surtout l’an prochain que l’impact de ces suppressions se fera sentir. On ne voit pas comment en effet, en supprimant entre 15 et 17 000 postes, on pourrait assurer ce qui a été indiqué par le Premier ministre, à savoir le tutorat et le soutien scolaire. C’est l’avenir de beaucoup d’enfants qui est en jeu à travers ces mesures. On remet en cause la capacité de la France de préparer dans de bonnes conditions, l’avenir de ses propres enfants.
En raison de la politique menée depuis 5 ans ; et en perspective de celle que l’on s’apprête à mettre en œuvre, le pays voit sa situation économique et fiscale se dégrader. C’est donc, avant tout, un retour aux réalités que nous entendons défendre. Car cette réalité va revenir très rapidement au coeur débat politique.
Le respect de nos règles face à la stratégie d’ouverture de N.SARKOZY
Nicolas SARKOZY avec les propositions qu’il fait, sous couvert de
l’ouverture, mène avec beaucoup d’habileté ses chantiers. En ce qui
concerne le Parti socialiste, nous voulons rappeler que nous sommes
ouverts à toute discussion et à tout dialogue avec le gouvernement,
pourvu que cela se fasse dans le respect. Respect de nos institutions,
c’est-à-dire du Parlement, et dans le respect de l’opposition.
Si nous entendons être ouverts, nous souhaitons néanmoins que cela se
fasse dans le respect de nos débats internes. Et, s’il y a des
nominations, il faut que le gouvernement fasse la demande à
l’opposition pour que nous puissions collectivement en délibérer et
choisir les personnalités qui pourront participer. Nous demandons cela
au nom d’un principe simple : de quoi allons-nous parler politiquement
? Quelles sont les questions posées ? Il faut que les discussions se
fassent sur la base de ce que sont nos engagements. C’est pourquoi nous
rappelons les règles et à la nécessité de les respecter. Réalité d’un
côté et respect des règles, de l’autre.
Point presse du 9 juillet : Stéphane Le Foll
Point presse du 9 juillet : Stéphane Le Foll
Vidéo envoyée par PartiSocialiste
07 juillet 2007
Re: Lancement ateliers Gauche Avenir (Fabius) - fin
Message de Gitte59 le Date à 07/07/07 21:51
Après Désirs d'Avenir ... Gauche d'Avenir ! Pas très créatifs, la bande
à Lolo ! Quel bordel, quelle période politique étrange, déséquilibrée
et surtout malsaine ...!
Des "socialistes" qui tirent sur des "camarades", qui les tuent, qui
démolissent nos valeurs, qui nous méprisent, nous militants !
Des "socialistes" attirés par la droite, compagnons de route de Sarko et de sa bande, c'est à vomir !
Mais comment des hommes et des femmes engagés dans un projet
politique, ayant défendu des positions, des candidats peuvent-ils
passer dans le camp opposé du jour au lendemain ?? Que se passe-t-il de
si terrible au sein du PS pour susciter de tels comportement ??
Des socialistes qui refusent l'évidence !! Face à une succession
d'échecs électoraux, une cacophonie des responsables qui portent des
projets différents, une période d'adhésion massive, les "responsables"
refusent un congrès de clarification avant les municipales !! Un nombre
non négligeable d"éléphants" préfèrent faire perdurer des situations
pour en tirer on ne sait quel avantage !!!
IL EST TEMPS DE RECONSTRUIRE NOTRE PARTI ! DE RENOUVELER LES EQUIPES!
Avec elle, plus que jamais !!!!!
Brigitte
Le gouvernement Fillon menace les collectivités locales d’outre-mer d’asphyxie financière
Le Parti socialiste dénonce les menaces d’asphyxie que fait peser le gouvernement FILLON sur les finances des collectivités localement d’outre-mer, structurellement plus fragiles encore que celles de l’Hexagone.
Lors de sa déclaration de politique générale mardi 3 juillet, le Premier ministre a en effet annoncé que les dotations de l’Etat aux collectivités locales « ne pourraient pas croître au-delà de l’inflation en 2008 ».
Comme l’indique l’Association des régions de France, cette décision annoncée sans la moindre concertation avec les grandes associations d’élus locaux « concrétise l’abandon unilatéral par l’Etat du pacte de croissance et de stabilité qui le liait aux collectivités locales depuis de nombreuses années ».
En outre-mer, où les collectivités locales souffrent de ressources financières à la fois inférieures et incertaines par rapport à leurs homologues hexagonales, avec des bases fiscales qui plus est beaucoup plus faibles, une telle décision met en péril la nécessaire remise à niveaux des économies ultramarines.
Le secrétaire national à l’Outre-mer du Parti socialiste, Victorin LUREL, demande au secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Christian ESTROSI, de préciser rapidement aux exécutifs locaux les orientations du gouvernement en matière de financement des collectivités locales ultramarines et en particulier de financement des zones franches globales que le président de la République a promises dans plusieurs territoires.
Communiqué de
Victorin LUREL, Secrétaire national à l’Outre-mer
La patrie des droits de l'homme prône l'expulsion d'étrangers malades
epuis
janvier 2007, quatre étrangers gravement malades ont été expulsés du
territoire français malgré l'avis défavorable des médecins de
l'administration. Ceux-ci indiquaient que leur état de santé
nécessitait des soins en France. Sans thérapie, ces malades pourraient
être condamnés à une mort imminente. Ces expulsions ont indigné les
associations de défense des étrangers.
|
Ces fiches-pays ont été élaborées par la direction de la population et des migrations (DPM) – dépendant du ministère de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement – sur
la base d'informations provenant des ambassades de France dans les pays
concernés, et aussi d'éléments semble-t-il issus de sites Internet.
INEXACTITUDES ET RACCOURCIS TROMPEURS
Mais ces fiches ne tiennent pas compte de la bonne répartition géographique des établissements délivrant ces traitements. Il suffit de la présence du traitement thérapeutique dans la capitale ou une grande ville du pays concerné pour justifier l'expulsion d'un malade. Or pour Nathalie Hénocq, de la Cimade (Comité intermouvement auprès des évacués), la bonne répartition géographique des traitements "constitue bien un des critères déterminants retenus par la loi [du 11 mai 1998], qui prévoit la régularisation pour raisons médicales d'étrangers gravement malades". Ces fiches-pays autorisent "une lecture plus que caricaturale de la loi sur la régularisation pour raison médicale, d'autant que la jurisprudence stipule que l'administration n'a pas à se soucier du coût des traitements", conclut-elle. En clair, si un traitement existe dans le pays d'origine du malade, on peut l'y renvoyer sans se préoccuper de savoir s'il pourra s'y soigner.
En mars , le Syndicat des médecins inspecteurs de santé publique (Smisp) émettait, lui aussi, les "plus grandes réserves concernant ces fiches", dont certaines comportent "des inexactitudes ou des raccourcis trompeurs". Dubitatif quant à la fiabilité des "informations issues de sites officiels comme l'OMS et des sites commerciaux", le Smisp décidait de ne pas "cautionner" leur mise en ligne, appelant ses collègues "à la plus grande vigilance quant à leur utilisation" ; d'autant que certains de ces documents, comme celui relatif à la Côte d'Ivoire, lui apparaissaient comme "d'ores et déjà obsolètes".
SIMPLEMENT UNE "AIDE À LA DÉCISION"
Un autre élément suscite l'inquiétude des associations membres de l'Observatoire. Aujourd'hui, le médecin inspecteur doit motiver son avis auprès du préfet en l'informant sur l'offre médicale du pays en question, donc sur la maladie à traiter. Pour Antonin Sopéda, du Comité médical pour les exilés (Comede), "cette mesure remet en question l'indépendance des médecins et viole le secret médical". "Pour coller aux exigences du gouvernement en matière d'expulsion, le préfet peut désormais se servir de ces fiches-pays, alors qu'il n'a pas de compétences médicales, et ne pas tenir compte de l'avis du médecin inspecteur", précise-t-il.
Interpellés par les associations, les ministres de l'intérieur et de la santé, François Baroin et Philippe Bas, jouaient l'apaisement en mai 2007. Ils répondaient aux pétitionnaires que la loi de 1998 protégeant le droit à la santé des étrangers en France n'avait pas été "modifiée", et que les fiches-pays visées "relevaient simplement de l'aide à la décision" des médecins chargés de rendre des avis pour les demandes de régularisation de sans-papiers vivant en France.
Aujourd'hui, les services de communication du ministère de l'intérieur informent que la question de ces fiches relève du ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement. Joint au téléphone, ce dernier fait savoir qu'il ne s'est pas encore saisi de ce dossier, ses services ayant été mobilisés par l'élaboration du texte sur la maîtrise de l'immigration, l'intégration et l'asile, présenté le 4 juillet au conseil des ministres.
En attendant, sur l'intranet
des ministères de l'intérieur et de la santé, des informations
médicales douteuses circulent toujours, augmentant le risque d'envoyer
à la mort des malades qui auraient pu être soignés en France.
Karim El Hadj
Les points clés du projet de loi sur l'immigration
LE MONDE | 04.07.07 | 10h47 • Mis à jour le 04.07.07 | 10h47
Les principales dispositions du projet de loi sur l'immigration
Des familles séparées par des milliers de km
Le gouvernement présente un projet de loi visant à durcir les conditions du regroupement familial
Article publié le 12 Juin 2007
Source : LE MONDE.FR avec AFP et AP
Taille de l'article : 411 mots
Extrait : Le texte, qui doit être transmis mardi au Conseil
d'Etat, propose d'instaurer notamment des évaluations de connaissance
en "langue et valeurs de la République" comme condition préalable à
l'obtention d'un visa long séjour. Le ministre de l'immigration, de
l'intégration et de l'identité nationale, Brice Hortefeux, doit
transmettre au Conseil d'Etat, mardi 12 juin, un avant-projet de loi
destiné à durcir les conditions d'accès au regroupement familial, selon
Le Figaro, qui affirme s'être procuré une copie du texte.