29 juin 2007
enlever des profs et mettre des sous-marins
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| Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a confirmé lundi que la France se doterait « a priori » d’un second porte-avions, puisque c’est un des engagements pris par Nicolas Sarkozy durant sa campagne. La construction d'un porte-avions à propulsion classique permettrait de remédier au problème du Charles De Gaulle qui doit régulièrement être utilisé pour recharger son combustible nucléaire… |
Sarkozy américanisé
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| Le Gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, s'est entretenu avec Nicolas Sarkozy mardi à l’Élysée. L'ancien body-builder-acteur d'origine autrichienne a dit qu’il appréciait l'énergie et l'ouverture d'esprit du Président de la République française. Un instant on avait espéré qu’en le voyant il dise plutôt : « Sarah Connor ? » |
Sarkozy déçoit son camps
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| La cote de popularité du président Nicolas Sarkozy serait stable d’après certains sondages, en légère baisse pour d’autres… Ils ne doivent pas faire partie des « panels », mais ils ont pourtant l’air nombreux les députés UMP déçus du sarkozysme. |
Gauche : pour un New Deal
Quels
sont les atouts et handicaps de la gauche dans son combat contre les
inégalités ? Que doit-elle repenser d'urgence ? Le grand économiste
donne des pistes
La gauche prisonnière
Le
paradoxe de départ est le suivant : la gauche est meilleure aux
affaires que dans l'opposition. Sans renier son programme ( les
nationalisations en 1981, les 35 heures en 1998 ), elle a su faire
preuve d'un solide pragmatisme, qui lui a d'ailleurs été reproché par
l'extrême-gauche. C'est la gauche qui orchestre la désinflation des
années 1980 alors que la droite n'y était pas parvenue, c'est elle qui
obtient dix ans plus tard la qualification de la France dans l'euro. Au
cours des vingt-cinq dernières années, c'est sous les gouvernements de
gauche que la croissance économique a été la plus forte. La gauche est
moins brillante dans l'opposition. Depuis la fin du programme commun,
elle peine à définir des ambitions marquantes. La mesure emblématique
du gouvernement Jospin, les 35 heures, a été ajoutée à son programme
dans l'urgence, à la veille d'élections législatives anticipées. Son
échec en 2002 doit beaucoup à l'absence d'un programme convaincant,
tout comme l'échec de Ségolène Royal est en grande partie lié au fait
que l'on peinait à lire, au-delà de quelques mesures phares comme les
emplois-tremplins, la démarche proposée. Comment comprendre cette
inversion entre ce qui devrait être le point fort de la gauche,
l'ambition programmatique, et sa bonne pratique quand elle est au
pouvoir ? Elle n'est pas à chercher, a priori, dans une hésitation sur
le but recherché. La gauche a un marqueur simple : réduire les
inégalités sociales. Pour utiliser une formule de Norberto Bobbio, la
gauche doit constamment « dénaturaliser » les
inégalités, face à une droite qui est plus encline à y voir un fait naturel.
Pour la gauche, l'inégalité est fondamentalement un fait social, ce qui explique
par exemple pourquoi l'impôt sur les successions est, à ses yeux, l'impôt juste
par excellence. Si ce n'est donc ni la pratique du pouvoir ni ses ambitions qui
font problème, où est-il ? Il est dans la difficulté à renouveler sa réflexion
sur les instruments à utiliser. La gauche reste prisonnière de l'idée selon
laquelle l'économie entraîne le social et du corrélat qui veut que pour agir sur
celui-ci, il suffit d'agir sur celle-là. Or cette équation est invalidée deux
fois. D'abord il est de plus en plus difficile de réguler l'économie. Ensuite, à
supposer qu'on y parvienne, cela ne suffit plus à résorber les nouvelles
inégalités sociales.
Les amis de Nicolas
Bernard Arnault
PREUVE D ' AMITIÉ : témoin du mariage de Nicolas et de Cécilia.
CE QU ' IL POSSÈDE : le
quotidien économique « la Tribune », Radio-Classique...
CE QUI POSE PROBLÈME : pendant la campagne, la direction de « la Tribune » a
fait sauter in extremis un sondage qui plaçait Ségolène Royal devant Nicolas
Sarkozy en matière sociale et économique. Ordre d'en haut ou autocensure ? A
surveiller car le richissime Arnault, principal actionnaire du groupe de luxe
LVMH, ferait un acheteur possible de médias. « Les Echos » ? TF 1 ? Lagardère ?
Alain Minc
PREUVE D ' AMITIÉ : il a soutenu le candidat Nicolas Sarkozy.
CE QU ' IL POSSÈDE : son
influence. Il préside le conseil de surveillance du groupe Le Monde ( « T é l é
r a m a », « Midi libre »...), et conseille de nombreux patrons de médias (
Edouard de Rothschild, Vincent Bolloré ...).
CE QUI POSE PROBLÈME : au « Monde
», c'est lui qui orchestre la succession de Jean-Marie Colombani à la présidence
du directoire. D'où des soupçons dans la rédaction : essaiera-t-il de faire
nommer un nouveau directeur « sarko-compatible » ?
Arnaud Lagardère
PREUVE D ' AMITIÉ : « C'est mon frère », a-t-il dit en
présentant Nicolas Sarkozy lors d'un séminaire de son groupe.
CE QU ' IL POSSÈDE : premier
éditeur mondial de magazines (« Paris Match », « le Journal du dimanche », «
Elle », « Télé 7 Jours » ...), éditeur ( Fayard, Grasset ...), radio ( Europe 1,
RFM ), télé ( MCM, Europe 2 TV ), participations dans « le Monde » et dans « le
Parisien », opérateur des NMPP.
CE QUI POSE PROBLÈME : « Paris
Match » a publié des photos gênantes de Cécilia. Son directeur, Alain Genestar,
y a perdu sa place. « Le Journal du dimanche » a découvert que Cécilia n'avait
pas voté au second tour... Son directeur, Jacques Espérandieu, n'a pas publié
l'info, prétextant une intervention directe d'Arnaud Lagardère. Censure ?
Autocensure ? L'image du groupe se dégrade à la vitesse V.
Martin
Bouygues
PREUVE D ' AMITIÉ : témoin de mariage de Nicolas et de Cécilia, parrain de
leur fils.
CE QU ' IL POSSÈDE : le groupe Bouygues est l'opérateur de TF 1 et de ses
filiales : LCI, TV Breizh... Il a des participations importantes dans le
quotidien gratuit Metro, TMC ou le groupe AB ( RTL 9, NT 1, XXL ...).
CE QUI POSE PROBLÈME : Martin Bouygues a d'abord apprécié Sarkozy comme maire
de sa ville, Neuilly. Puis comme ministre de la Communication et, à ce titre,
régulateur de TF 1. Enfin comme avocat d'affaires : Sarkozy a négocié avec
Vincent Bolloré son retrait du groupe Bouygues. Il vient d'engager sur TF 1 le
directeur adjoint de campagne du président, Laurent Solly...
Serge
Dassault
PREUVE D ' AMITIÉ : le sénateur UMP de l'Essonne est un soutien du
président.
CE QU ' IL POSSÈDE : « le Figaro ».
CE QU ' IL A FAIT : en 2004, quand il achète « le Figaro », il affiche la couleur : les journaux doivent diffuser des « idées saines » , car « nous sommes en train de crever à cause des idées de gauche » . Il a confié « le Figaro » à Nicolas
Beytout, un ami de Sarkozy, qui a respecté le programme...
Vincent
Bolloré
PREUVE D ' AMITIÉ : il a organisé l'escapade maltaise du nouveau président
sur son yacht personnel.
CE QU ' IL POSSÈDE : la chaîne Direct 8, les quotidiens gratuits « Direct Soir » et « Matin Plus », le groupe publicitaire Havas...
CE QUI POSE PROBLÈME : contrairement
à ce qu'il prétend, Vincent Bolloré n'est pas un vieil ami de Nicolas
Sarkozy. Bolloré, qui a failli acheter « Libération », rêve de se payer
TF 1. Mais il est l'ennemi intime de Martin Bouygues. En attendant, il
donne des gages à Sarkozy : un article de « Courrier international »
dénonçant les traitements policiers à Roissy devait être reproduit dans
« Matin Plus ». Il a été trappé car « extrêmement désagréable pour la France »...
Claude Soula
Le Nouvel Observateur
Comment gagner en 2012...
topbri Ecrivait:
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> Quant aux solutions : on les connait,
> -un projet opérationnel capable de répondre point
> par point , AVEC CLARTE et concision, à la fois
> aux mauvais choix du pouvoir et aux alternatives
> de gauche
Je suis entièrement d'accord avec le "CLARTE et concision", tout ce que nous reprochent maintenant les sympathisants de gauche, c'est un discours souvent incompréhensible, des déclarations lénifiantes, des formes trop intellectuelles, de la part de certains de nos ténors, mais un point positif concernant le discours de Ségolène, bien plus abordable que certains dans nos rangs.
Malheureusement, elle ne pouvait pas faire toute seule campagne, il fallait bien quelques porte-parole.
A côté de ça, Sarkozy a un discours simpliste (j'insiste bien sur simpliste et non pas simple), fait de slogans frappant les esprits "Travailler plus pour gagner", "La France, tu l'aimes ou tu la quittes"... ! Non seulement il maitrise les moyens de communication, mais il a aussi bien compris une certaine forme que chacun peut s'approprier.
A ce stade, lorsqu'on annonce l'intervention d'un membre du PS, les personnes de milieux peu favorisés intellectuellement décrochent.
Et voilà comment les ouvriers et les personnes âgées ont majoritairement voté pour Sarkozy.
Pour nos prochaines campagnes, nous devons absolument bien nous entourer de publicitaires (n'ayons pas peur du mot), comme le fit François Mitterrand avec Jacques Séguéla. Il s'agit surtout de servir notre cause.
Re: Pourquoi des classes à peine moyennes ont voté pour Sarkozy
Message de MANU7681 le Date à 29/06/07 20:17
BA, je n'ai pas voté Sarko, mais c'est clair que le pacte présidentiel n'était pas pour ceux qui gagnent aux alentours de 1400€ brut par mois.
D'ailleurs, trouvez-moi les avantages que ceux là auraient eu en votant Ségolène. Ba en fait, il n'y a rien.
Par contre, Sarko proposait d'augmenter le pouvoir d'achat en les faisant travailler plus. Chose que bon nombre d'entre nous est prêt à faire, ou font déjà.
D'autre part, Je constate que Ségolène a méprisée les patrons de PME lors de l'émission de Poivre d'arvor sur TF1.
En effet, les patrons demandaient des baisses de charges pour
pouvoir employer. C'est normal, une PME de 2 ou 3 personnes ne peut pas
embaucher car les charges les mettrait dans une situation dangereuse
financièrement. A cette question, Ségolène a répondue en gros:
"employez d'abord, et on baissera les charges ensuite."
Et ba ce que Ségolène a dit est ridicule pour quelqu'un qui
travaille dans une PME, comme moi et beaucoup d'entre nous qui gagnent
aux allentours de 1400€ brut mensuel. Nous savons que les PME n'en
peuvent plus et que si on ne baisse pas les charges patronales
rapidement, ces entreprises n'hésiteront pas à ouvrir des sites dans
des pays low-coast, puisqu'en fait tous nos clients nous le demande.
Si on baisse les charges patronales, on peut baisser nos tarifs et
garder le travail en France. Si on ne baisse pas nos prix, le travail
partir systématiquement dans d'autres pays moins cher.
C'est mathématique puisque les grandes entreprises veullent
travailler avec le moins de dépenses possible. Et les grandes
entreprises, ce sont celles qui donnent du travail aux petites
entreprises françaises.
Le jour où elles enverront tous le travail ailleurs (et ça
commence), vous pourrez être sûre que les PME n'embaucheront
pratiquement plus.
Donc, le nombre de personnes sans travail augmentera. Je ne dis pas chomeurs car ce n'est pas la même chose.
Donc, les classes moyennes ont votés pour un redressement économique, plutot que pour un système social dépassé.
Le PS condamne les suppressions massives de postes dans l’Éducation nationale
Le Parti socialiste condamne les suppressions massives de postes dans l’Éducation nationale annoncées par le Ministre Xavier DARCOS.
Le ministre de l’Éducation nationale Xavier DARCOS a annoncé la suppression de 10 000 postes.
Le Parti socialiste condamne fermement cette décision qui fait suite à 5 années de coupes budgétaires massives, de suppression de 30 000 postes d’enseignants, de réduction drastique des personnels de vie scolaire…
Il s’interroge sur la compatibilité de telles suppressions avec l’annonce de la mise en place d’études dirigées dans les collèges et l’objectif affiché d’augmentation du taux de scolarisation des enfants en situation d’handicap, ces deux mesures nécessitant une augmentation des professeurs et personnels d’encadrement plutôt que le contraire !
En réalité, la droite a une vision comptable de l’École de la République, qui fait du savoir un produit de consommation comme un autre et laisse donc l’Ecole au marché.
Le Parti socialiste rappelle que si toutes les questions du système éducatif ne résolvent pas seulement par des moyens, ils n’en demeurent pas moins le reflet de l’ambition que l’on se donne pour lui. Les socialistes portent l’ambition de l’École de la réussite de tous et exige que lui soient octroyés les moyens nécessaires à la réalisation de cette ambition.
Communiqué de Claude ROIRON,
Secrétaire nationale à l’Éducation
Le passage sous la barre des deux millions de chômeurs est hautement contestable
Comme à l’accoutumée, les chiffres du chômage publiés par le gouvernement laissent planer une doute sérieux quant à leur réalité.
Le passage sous la barre des deux millions de chômeurs est hautement contestable. De nombreux indicateurs publiés au sein même des statistiques du gouvernement attestent du peu de sincérité de ces chiffres. En effet, la baisse de nombre de chômeurs est en décalage avec l’atonie de la croissance (2%), la faiblesse des créations d’emplois. Comment le nombre de chômeurs aurait-il pu sincèrement baisser de 486.000 depuis février 2005, alors même que la France n’a créé que 320.000 emplois sur la même période ?
Les statistiques publiées par l’ANPE sont en contradiction avec cette tendance, puisque les « sorties de l’ANPE pour reprise d’emploi », sont en baisse de 3% au cours du dernier trimestre. Cette baisse optique est imputable notamment à des manipulations statistiques, comme le démontre l’évolution des radiations administratives : + 5,2%.
Aujourd’hui, le doute planant sur a fiabilité des ces chiffres est tel que le gouvernement a dû confier en catastrophe une mission à l’IGF et à l’IGAS ! Hélas, sa publication annoncée au cœur de l’été laisse planer des doutes quant à la sincérité des intentions du gouvernement.
Le Parti socialiste demande au gouvernement d’autoriser sans délai la publication de “l’Enquête Emploi” de l’INSEE, qui seule peut attester de la situation réelle du chômage dans notre pays.
Communiqué du Parti socialiste