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31 mai 2007

La grosse colère de Sarkozy

Par Nicolas Domenach, directeur adjoint de la rédaction de Marianne.



Le chef de l'Etat a « tonitrué » hier à l'Elysée. Le Palais de l'Elysée, le Palais du Président Chirac au Bois Dormant, en était tout retourné. Il faut dire que Nicolas Sarkozy n'était pas content. Il ne veut pas l'être. Il veut rester fâché, c'est la garantie du Mouvement ! Le Chef de l'Etat ne se laissera pas voler sa victoire par les technocrates et tous les frileux de la pensée unique. Il l'a rappelé vivement lors de la réception organisée pour ceux qui avaient participé à sa campagne présidentielle. Quelle réception !

Pendant plus de cinquante minutes, il a parlé, en laissant son discours écrit de côté et en martelant son propos qui valait avertissement solennel, remise des pendules à l'heure, ce qui veut dire qu'elles doivent avancer encore et encore, qu'il n'ait pas temps de se reposer sur ses lauriers, que ceux qui le prenaient pour un bleu, un « bleu, blanc, rouge » l'imaginaient en Président voyageur comme il est les pigeons, ceux-là se trompent lourdement. Sarkozy ne fera pas comme Chirac, qui, une fois élu, a mis les voiles vers le grand large. Il ne se fera pas piéger par l'étranger. Il sera le chef de l'Etat. Super Chef de gouvernement, Super Présent. Super Sarkozy, agissant contre l'immobilisme actif, si j'ose dire, de la pensée unique, cette force paralysante qui, partout, est à l'œuvre sous ces dehors apaisants, rassurants, responsables.

Le Président a mis en cause très ouvertement la technostructure de Bercy, dont le patron Eric Woerth déjà désavoué la veille à propos des emprunts immobiliers mirait son visage pâle dans le bout de ses souliers. « Cette technostructure se trompe lourdement si elle croit que je laisserai dénaturer mon projet » a tempêté Sarkozy. Mais l'avertissement valait aussi pour les autres ministres qui avaient cru pouvoir s'arranger, tergiverser avec les promesses de campagne que ce soit sur les heures supplémentaires qui doivent être exonérées de charges et l'impôt, sur la suppression des postes de parlementaires, sur l'interdiction des parachutes dorés, sur la franchise médicale ou sur le service minimum dans les transports. « Je l'ai dit et je le ferai » a-t-il rappelé comme il l'avait fait la veille dans son discours public. Mais qu'il ait fait ce rappel, avec force, en privé, devant ses troupes et ses généraux, qu'il ait éprouvé le besoin de stigmatiser ainsi les méfaits insidieux de la « pensée unique », voilà qui valait avertissement à tous les politiques, chevronnés qui croyaient que les vieilles habitudes reprendraient vite le dessus, une fois l'euphorie de la victoire passée. Sarkozy veut qu'il n'y ait aucune ambiguïté sur sa volonté, comme sur l'exercice de son autorité.

Au fond, c'est exactement ce qu'avait énoncé Jacques Chirac un fameux 14 juillet lorsqu'il avait lancé à l'adresse de son ministre de l'Intérieur rebelle : « Je décide, il exécute… ». Mais le Président d'alors n'avait donné aucune suite à son injonction. Alors que Nicolas Sarkozy a prévenu : il décidera et il exécutera pareillement. Des têtes tomberont. Les ministres seront jugés selon leurs résultats et sans cesse évalués non pas par Matignon mais par l'Elysée et son armée de super conseillers. Car ce sont des « top guns » qui ont été embauchés au Palais, avec pour charge de mettre la pression sur les ministres et particulièrement sur Bercy.

De fait, le Premier ministre se trouve court-circuité, réduit à l'impuissance. François Fillon avait théorisé son effacement. Il l'avait accepté à l'avance. Eh bien c'est fait. Fillon est fillonisé. Il est Fille de l'air. En tout cas pour l'instant, puisque les grands ministres - Borloo, Juppé, Hortefeux - traitent directement avec Sarkozy ou Claude Guéant et que les petits ont les conseillers élyséens sur le dos. Mais « le Fillon, disent ses proches, est coriace ».

Sa grande force serait qu'il n'a pas d'autre ambition. Contrairement à ses prédécesseurs, il ne pense pas à l'Elysée, maintenant qu'il est à Matignon. D'expérience, il sait que les difficultés viendront en leur temps et qu'alors le Président aura besoin de quelqu'un qui structure l'action, qui la hiérarchise, qui la rythme. On reviendrait au vieux partage des rôles, d'un côté le glaive, de l'autre le bouclier. Il arrivera bien un jour où le Président de la République aura besoin d'un vrai Premier ministre. François Fillon ?

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Le vrai Sarkozy par le journal"Marianne"

Le vrai Sarkozy

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L'insécurité, raison de l'échec de la gauche?

Devant le nouvel échec de la gauche à l'élection présidentielle, peut-on éclairer, à l'aide de cartes, la forte avance de Sarkozy au sortir du premier tour, avance qui a créé une dynamique difficile à contrecarrer ? Constatant l'opposition Ouest-Est des votes Royal et Sarkozy, et le bouleversement géographique du vote Sarkozy par rapport au vote Chirac de 2002, on a le plus souvent confronté la progression de la droite à la carte du recul du vote lepéniste et parfois à celle de l'immigration d'origine maghrébine, suggérant ainsi l'effet d'un choix xénophobe d'anciens électeurs lepénistes. Certains commentaires n'ont pas hésité à y voir la traduction géo-électorale de la «lepénisation» du candidat de droite.

La réalité géopolitique me semble plus complexe. D'une part, il me paraît plus pertinent d'envisager une mise en relation de cette nouvelle géographie électorale avec les cartes de la répartition de la délinquance constatée par département et notamment les «atteintes contre les personnes». D'autre part, alors que l'on s'est réjoui du haut niveau de participation, il n'en a pas été tenu compte pour confronter les scores de 2007 à ceux de 2002. C'est pourquoi, si l'on considère que 8 millions d'électeurs supplémentaires se sont exprimés, il est nécessaire de recalculer les résultats en fonction des électeurs inscrits afin de pouvoir mieux rendre compte de l'évolution entre les deux scrutins.

En cartographiant de la sorte le recul de l'abstention, les pertes de l'extrême droite et la progression de la droite, on s'aperçoit qu'une part importante des gains de Sarkozy provient très probablement d'électeurs qui ne s'étaient pas exprimés en 2002. Ainsi, on a rarement souligné que les transferts probables du vote d'un million d'électeurs lepénistes ne pouvaient suffire à rendre compte des gains électoraux de Sarkozy. Il y a un surplus de 4 millions de suffrages dont la répartition spatiale correspond pour une large part aux départements situés à l'est de la ligne Le Havre-Valence-Perpignan. En appliquant la même méthode de calcul pour l'ensemble des gauches (PS, PCF, extrême gauche, Verts), on observe que son score total n'a que très peu progressé. La carte d'une telle évolution en fonction des inscrits fait même apparaître que ce «total gauche»  a régressé dans 33 départements, presque tous situés à l'est de cette ligne (ce que masque une carte d'évolution réalisée sur la base des suffrages exprimés).

Que les gains électoraux de Sarkozy proviennent d'anciens lepénistes, d'abstentionnistes en 2002, de nouveaux inscrits, voire d'anciens électeurs de gauche, c'est à peu près un même ensemble spatial que l'on retrouve. Cela ne représente pourtant pas un groupe d'électeurs ayant fait le même choix électoral en 2002, même si les caractéristiques socio-économiques peuvent être assez proches (classes populaires, petites classes moyennes). Ce que ces territoires ont en commun, c'est d'être affectés par un niveau plus élevé de délits que les départements situés à l'Ouest.

Cette corrélation spatiale entre délinquance constatée et certains comportements électoraux n'est pourtant pas récente. Les faiblesses persistantes de la gauche face à la question de l'insécurité expliquent, pour une part sans doute décisive, son échec du 21 avril 2002. Alors que la qualification de Le Pen avait résulté d'un survote en sa faveur mais aussi d'une surabstention dans les départements les plus touchés par la délinquance, les scores élevés de Sarkozy en 2007 dans cette même partie de la France s'expliquent par sa capacité à capter, dès le premier tour, une part des électeurs lepénistes, mais sans doute plus encore par le fait qu'il a su remobiliser une fraction des abstentionnistes des milieux populaires dont la proportion est plus forte dans cette France de l'Est que dans celle de l'Ouest, où Royal a réalisé ses meilleurs scores.

En effet, la progression électorale de Sarkozy a été obtenue dans des territoires qui ne correspondent pas seulement à la «droite sociologique», ni même essentiellement à un électorat de petits commerçants et artisans comme certains commentaires ont cru pouvoir l'affirmer. C'est aussi une partie des habitants de quartiers populaires qui forme désormais l'électorat du candidat de droite. Dès le premier tour, à l'exception de la Seine-Maritime et de la Seine-Saint-Denis, Royal et les autres candidats de «la gauche de la gauche»  n'ont pas réussi à attirer en forte proportion le surplus de suffrages exprimés, aussi bien dans les communes urbaines du Grand Nord-Est que dans les zones périurbaines des agglomérations parisienne et lyonnaise, ou de l'ancien «Midi rouge» . Il s'agit de la traduction électorale sur le plan spatial de ce que tous les sondages signalaient, à savoir qu'en matière de lutte contre l'insécurité, Sarkozy apparaît comme «le plus convaincant» par rapport à ses concurrents (Royal ou Bayrou) et ce bien au-delà du seul électorat de Le Pen.

Au second tour, comme l'illustre le cas du Nord, où on a voté majoritairement pour le candidat de la droite républicaine, ce n'est pas seulement parce que les électeurs ruraux et les habitants des communes aisées se sont mobilisés, c'est aussi parce qu'à Tourcoing, Wattrelos, ou Halluin «la rouge»,  une partie de l'électorat populaire a fait le choix de voter pour celui qui semblait le plus susceptible d'agir afin d'améliorer la «sûreté pour tous».

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Déduction des intérêts : Sarkozy bétonne

Déduction des intérêts : Sarkozy bétonne

La mesure s'appliquera à tous les emprunts immobiliers en cours, quelle que soit leur date de souscription.

Du tac au tac. A ses adversaires, qui lui reprochaient de mégoter sur l'une de ses promesses phares, la déduction des intérêts d'emprunt de ses impôts, Nicolas Sarkozy a rasé, hier, quasi gratis : «Les intérêts seront déductibles à partir du jour où la loi sera votée et cette déduction, comme je me suis engagé, s'appliquera à tous les emprunts en cours, comme il est naturel, normal, et juste.» C'était hier au détour d'une réunion publique au Havre (Seine-Maritime), en pleine campagne législative. Alors que ses opposants pointaient la timidité de la mise en route de la promesse, le chef de l'Etat s'est lâché. Et son ministre du Budget, Eric Woerth, va donc pouvoir rhabiller une mesure qu'il avait commencé, imprudemment, à détailler.
eudi, ce dernier s'était avancé, cadrant le champ des bénéficiaires et la taille de la carotte fiscale. Première précaution, le crédit d'impôt ne profiterait qu'aux ménages ayant signé l'acte de vente après le 6 mai 2007. Seconde précision, le cadeau devait être limité à 20 % de la note annuelle des intérêts. Pour 100 000 euros sur 15 ans, au taux de 4 %, cela signifiait 700 euros de réduction d'impôt, la première année, ou un chèque de même montant, à supposer ­ cas fort improbable ­, que le ménage ne soit pas imposable. Le cabinet de Woerth, prudent, précisait, en coulisses, que tout n'était pas calé. Ni le taux de 20 %, ni la date du 6 mai, ni le fait que le coup de pouce soit limité aux primo-accédants... Bref, la déclaration en fanfare du ministre laissait percevoir beaucoup d'improvisation. Une seule certitude, bétonnait son entourage : le geste ne ciblerait que la résidence principale. Et la faculté de ristourner les intérêts serait limitée dans le temps.

La proximité des élections législatives a eu raison des premières annonces. Le thème «à chacun son nid», est toujours vendeur. «Il faut que les Français aient la possibilité de devenir majoritairement propriétaires car la propriété, c'est la sécurité de la famille, c'est la confiance dans l'avenir» , a réentonné, hier le président de la République. Le réveil pourrait être douloureux. En décadrant la mesure, Nicolas Sarkozy ratisse large, très large. Hier, les tentatives de chiffrage butaient sur la difficulté d'évaluer un cadeau qui n'aurait pas de limites. Le SNUI, (Syndicat national unifié des impôts), faisait remarquer que, si l'on arrose beaucoup de monde, c'est pour donner peu à chacun. Difficile de ne pas borner dans le temps la ristourne, alors que les durées d'emprunt sont supérieures à 20 ans. Délicat de remonter, sans limite, dans le temps.

D'autres questions doivent être également clarifiées, comme l'articulation du «cadeau-Sarko» avec le prêt à taux zéro, signalait un spécialiste du crédit social. Les chiffres donnent un peu le vertige : 57 % des Français sont propriétaires de leur résidence principale (recensement 2004). Et, selon l'Observatoire de l'endettement des ménages (2005), la part des ménages endettés dans l'immobilier atteignait 29 % en 2004. Cela ferait donc près de 7 millions de ménages vernis ! L'Observatoire pointait aussi que l'accession s'était concentrée ces derniers temps sur un nombre restreint de ménages plus aisés qui pouvaient se permettre d'emprunter plus. C'est précisément cette clientèle que vise Sarkozy, si on l'a bien compris...

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Qui va payer...

Benoit Hamon le 30 mai.

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DSK, encore...

  Re: DSK continue à flinguer SR. Il n'arretera jamais
  Message de jcbthonon le Date à 31/05/07 20:02

Son article dans l'Obs, premier d'un triptyque, est là pour marquer le terrain.Il avait déjà commencé dès le 6 mai au soir et il est étonnant de voir de si brillantes analyses restées lettres mortes depuis 2002.Que n'a t'il pas accepté d'être dans l'opposition interne au congrès du Mans?
Mais je pense que là il va essayer de provoquer le clash en provoquant un Congrès anticipé d'où la nécessité pour les sympathisants d'être adhérents afin de peser.
Soit il prend la main sur le Parti et il a sa machine de guerre pour 2012 avec un club de députés élus dans 15 jours, soit il est en minorité et il devra s'exiler et créer sa structure pour exister...comme Bayrou. Mais ça va faire 2 candidats "certains" qui se disputent la même clientèle..soit 1 de trop et comme il n'a pas eu de candidats estampillés DSK à ces législatives il n'a pas le financement public bien utile!
Dans ce cas là on peut penser que la lutte interne principale se fera au sein du PS entre les tenants des lignes Jospin,Fabius et Royal.
Si tous les nouveaux adhérents restent mobilisés, la chance de Ségolène est donc maximum....ce qui ne nous dispensera pas...c'est même une exigence fondamentale....de revisiter nos thèmes fondamentaux pour construire un grand parti socialiste republicain et écologiste.
Voilà quelques hypothèses et donc il faut lire l'offensive DSK dans ce schéma. Barbier disait hier sur LCI, qu'il envisagerait de creer sa structure..cela serait au moins plus clair et moins hypocrite que ces zig zag de soutiens et de critiques.

Enfin pour moi c'est clair...je ne serais pas le militant dévoué de DSK.
Comme dirait Chris...pour moi c'est Elle et Nous..et tous ceux qui dans les partis amis voudront bien se retrousser les manches pour combattre et gagner en développant un projet qui soit en harmonie avec la période et les attentes des français.

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30 mai 2007

Le Zénith


Rassemblés au Zénith de Paris, les socialistes ont montré unité, combativité et détermination. À la tribune se sont exprimés Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, François Hollande et de nombreux candidats d'Ile-de-France.

Posté par pourlavictoire à 12:44 - Actualité du PS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Rachida Dati

PARIS (Reuters) - Les deux principaux syndicats de magistrats ont exprimé leur hostilité aux projets de réforme annoncé pour juillet sur les peines de prison automatiques pour les récidivistes et l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans, à l'occasion d'entretiens avec la ministre de la Justice Rachida Dati.
L'Union syndicale de la magistrature (USM, majoritaire) et le Syndicat de la magistrature (gauche) contestent le principe de ces réformes, estiment qu'elles pourraient aggraver la surpopulation carcérale et jugent qu'elles éludent le véritable problème du système judiciaire, le manque de moyens.

"Le Syndicat de la magistrature considère que ces deux projets consacrent le renoncement au principe de l'insertion par l'éducation et instituent l'enfermement comme seule réponse aux problématiques posées par la récidive", écrit la présidente de ce syndicat classé à gauche dans une lettre au Garde des sceaux, remise mercredi à la presse.

Emmanuelle Perreux devait être reçue par la ministre mercredi après-midi place Vendôme. Le syndicat s'insurge contre ces lois de procédure pénale, qui viendront après dix autres réformes pénales votées sous le précédent gouvernement.

Le SM estime qu'il manque environ 600 fonctionnaires aux greffes des tribunaux. Selon plusieurs études, environ un tiers des peines de prison ou d'amendes prononcées en France ne sont pas exécutées faute de moyens.

L'Union syndicale de la magistrature (USM, majoritaire), reçu lundi par Rachida Dati, a exprimé une position similaire, a dit à Reuters Catherine Vandier, vice-présidente du syndicat.

"Nous avons indiqué à Mme Dati que la priorité était de remettre les greffes à niveau et de faire fonctionner la justice", a-t-elle dit.

L'instauration de peines de prison automatiques et l'abaissement de la majorité pénale avaient été refusées par les deux précédents ministres de la Justice, Dominique Perben et Pascal Clément, qui jugeaient ces mesures inconstitutionnelles.

Le droit constitutionnel prévoit en effet que les juges doivent adapter les peines à chaque individu et qu'un mineur ne peut être traité comme un majeur. Actuellement, la peine pénale encourue par un mineur est la moitié de celle d'un majeur, sauf décision spécialement motivée.

Les textes présentés au Parlement en juillet devraient prévoir à l'inverse, pour contourner ce problème juridique, que les tribunaux pourront écarter à titre exceptionnel, par une décision motivée, la peine de prison automatique et rétablir aussi exceptionnellement l'excuse de minorité.

Le président de l'USM Bruno Thouzellier estime que ce dispositif, s'il était retenu, constituerait un "piège" tendu aux magistrats. La responsabilité d'une peine favorable leur serait en effet imputée.

"Nous souhaitons que le magistrat garde toute son indépendance pour prononcer les peines et qu'on ne se retourne pas contre lui en cas de dysfonctionnement", a dit Catherine Vandier.

Enfin, les syndicats de magistrats ont rappelé à Rachida Dati que le nombre de personnes détenues dans les 188 prisons françaises avait franchi au 1er mai un cap fatidique avec 60.698 personnes, un des plus élevés de l'histoire judiciaire française. La capacité des prisons est d'environ 50.000 places.

Posté par pourlavictoire à 12:41 - La droite en difficulté - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Et Bayrou?

La guerre des centres aura bien lieu. Après l'annonce de la création du Nouveau Centre, le parti des centristes ralliés à Nicolas Sarkozy, François Bayrou a vertement critiqué ses anciens amis, mercredi 30 mai, sur RTL. Hervé Morin, nouveau ministre de la défense, avait fait campagne au premier tour pour François Bayrou. Il a présenté le Nouveau Centre comme une composante de la majorité présidentielle, mardi, entouré d'une dizaine de parlementaires UDF ralliés à Nicolas Sarkozy.

 

"Il y a dans cette appellation deux abus de langage. Ce n'est pas nouveau parce que se rallier au pouvoir alors qu'il vient d'être élu, alors qu'on le critiquait la veille en des termes extrêmement virulents, c'est très ancien, hélas même un peu archaïque", a lancé M. Bayrou. "Ce n'est pas le centre, parce que la définition du centre c'est qu'il est indépendant et capable de travailler avec d'autres grands courants démocratiques du pays. Donc, un centre qui n'est que d'un seul côté, ce n'est pas un centre", a-t-il ajouté.

UNE LOI ÉLECTORALE "ABSOLUMENT INJUSTE" 

Les critiques de François Bayrou ont également visé l'attitude d'Hervé Morin et Maurice Leroy, qui présentent aux législatives certains de leurs employés à l'Assemblée nationale et des membres de leurs familles. Une pratique qui permet au Nouveau Centre d'atteindre le nombre de cinquante candidats en métropole, nécessaire pour obtenir des financements publics. "Je ne sais pas dans quel parti c'est fréquent. Ce n'est pas, en tout cas, ni l'habitude ni la pratique dans le nôtre", a-t-il dit.

Le dirigeant du Mouvement démocrate a reconnu mercredi que les législatives sont, pour son parti, "un  combat pas facile", refusant de faire "un pronostic chiffré" sur le nombre  d'élus qu'il espère. La loi électorale est "absolument injuste. C'est une loi de représentation des majorités, ce n'est pas une loi de représentation équitable des Français",  a-t-il dénoncé.

Posté par pourlavictoire à 12:39 - La droite en difficulté - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le logement

CONTOURS A PRÉCISER

En dépit de l'intervention de M. Sarkozy, les contours exacts du dispositif ne sont toujours pas connus. Mardi soir, les collaborateurs de M. Woerth et de la ministre du logement, Christine Boutin, ne souhaitaient pas s'exprimer tant que les arbitrages ne seraient pas rendus.

Plusieurs questions demeurent : sur combien d'années jouera le mécanisme ? Se traduira-t-il par une diminution de la base imposable ou par une baisse de l'impôt équivalente à un pourcentage donné des intérêts d'emprunt ? Il semble que la mesure devrait profiter à l'ensemble des accédants à la propriété, qu'il s'agisse ou non de leur premier achat.

"Près de 25 % de l'ensemble des ménages sont concernés", explique Michel Mouillart, professeur d'économie à l'université Paris X de Nanterre, soit plus de 6 millions de familles. Selon lui, le dispositif devrait coûter environ 4,5 milliards d'euros par an.

L'impact sera sensible pour les familles qui accèdent à la propriété. "Si l'impôt est diminué de 20 % des intérêts d'emprunt, le gain de pouvoir d'achat sera de 2 % par mois en moyenne", estime Michel Mouillart. Le bénéfice sera de 3 % par mois pour ceux qui ont signé l'acte d'achat en 2006 ou 2007, ajoute-t-il.

Les professionnels de l'immobilier font tourner leur calculette. D'après le site de courtage meilleurstaux.com, un acquéreur qui emprunte 140 000 euros sur 15 ans, au taux d'intérêt de 4 %, et qui déduit de son impôt 20 % des intérêts d'emprunt, récupérera 4 883 euros sur cinq ans et 8 100 euros sur 10 ans. Avec un crédit sur 20 ans au taux de 4,15 %, le gain sera de 5 318 euros cumulé sur cinq ans et 9 787 euros sur dix ans.

"Toute mesure qui pousse les Français vers la propriété et qui les responsabilise est bonne à prendre", se félicite Jean Lavaupot, président du réseau d'agences immobilières Era. L'initiative de M. Sarkozy "peut convaincre certains locataire de sauter le pas", remarque Christophe Cremer, PDG de meilleurtaux.com.

Mais celui-ci s'étonne qu'elle soit étendue "à ceux qui sont déjà propriétaires". "Il est un peu incongru de faire un cadeau à ceux qui ont pu acheter leur logement il y a cinq ou dix ans et dont le patrimoine s'est considérablement valorisé, juge-t-il. Ne serait-il pas plus pertinent d'utiliser les deniers publics à aider ceux qui voudraient devenir propriétaires et ne le peuvent pas ?".

Posté par pourlavictoire à 12:37 - Le démentellement du pays commence... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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